L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Août : l’églantier

Côté Cathédrale

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La rose de Marie

La rose, simple églantine, forme la couronne des Vierges à l’enfant des portails des cathédrales. Fleurs à cinq pétales comme l’églantine et l’aubépine ou rose de Damas à multiples pétales, les roses sont associées à Marie surtout par l’immense postérité littéraire chrétienne qui en font une plante biblique symbole de pureté et de virginité. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Août : l’églantier »

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Ilona Dudziński, Das Portal des südlichen Querhauses des Straßburger Münsters

Auch der letzte Vortrag (13.6.2018) der ersten gemeinsamen Vortragseihe 2017-2018 von Münsterverein und Liebfrauenstift (Fondation de l’Œuvre Notre-Dame) fand wieder im voll besetzten Saal des Münsterhofs statt. Bei der Begrüßung lud die österreichische Generalkonsulin Erika Bernhard als Mitveranstalterin alle Teilnehmer zu einem anschließenden Umtrunk ins Generalkonsulat ein. Der Hauptvortrag der auf mittelalterliche Bauten spezialisierten deutschen Bauforscherin Ilona Dudziński (Dr.-Ing.) wurde eingerahmt von dem einführenden Beitrag von Sabine Bengel, Kunsthistorikerin der Liebfrauenstiftung, und den ergänzenden Erklärungen von Marc Carel Schurr, Präsident des Münstervereins und Professor für Kunstgeschichte an der Universität von Straßburg. Im Bulletin wird ein erweiterter Aufsatz mit den vollständigen Ergebnissen der Bauforschungsstudie veröffentlicht werden.

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Ilona Dudziňski, Nouvelles données scientifiques sur le bras sud du transept

Fierté des Strasbourgeois, le portail méridional est sans aucun doute l’un des plus beaux exemples du gothique primitif dans l’espace germanique. Mme Ilona Dudziňski a rendu compte à son propos en juin dernier du résultat de ses recherches en archéologie du bâti.

33600776_1778687695532609_118826145759100928_o Continuer à lire … « Ilona Dudziňski, Nouvelles données scientifiques sur le bras sud du transept »

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Juillet : le liseron

Côté Cathédrale

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La coupe de Marie

La vie de Marie et l’enfance du Christ sont jalonnées d’histoires de plantes. Pendant la traversée du désert égyptien, nombreuses fleurs viennent aider la mère et l’enfant dans leur fuite. Égarée et assoiffée, Marie est secourue par le liseron, qui propose sa corolle pour servir de coupe au vin que lui offre un voyageur.

Le liseron est associé à Saint Pierre qui, comme Saint Jean, possède son bouquet d’herbes médicinales : primevère, gentiane, saponaire, chèvrefeuille et pariétaire. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Juillet : le liseron »

Un « hérétique » architecte de la cathédrale de Strasbourg

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Portrait de Bertrand Monnet, 1978

L’architecte en chef des monuments historiques Bertrand Monnet (1910-1989) a été chargé des travaux de la cathédrale de Strasbourg pendant 35 ans, de 1947 à 1982. Au cours de cette période, il a dirigé de nombreux chantiers tels que la réparation des dommages de la Seconde Guerre mondiale, la restauration de la partie basse de la flèche, de la haute tour et de ses quatre tourelles d’escalier, la restauration de l’ensemble du massif occidental, la consolidation des voûtes, etc. à cette époque, le décor sculpté et les superstructures de la cathédrale étaient atteints par une érosion accélérée due à la pollution atmosphérique et au mauvais choix des pierres par les maîtres d’œuvre du XIXe et du début du XXe siècle. Pour y faire face, Monnet a remplacé de façon quasi-systématique les éléments endommagés en grès bigarré par du grès vosgien jugé plus résistant mais d’un aspect et d’une coloration légèrement différents. Il est ainsi parvenu à gagner l’érosion du monument de vitesse mais lui a enlevé une partie de son authenticité. Continuer à lire … « Un « hérétique » architecte de la cathédrale de Strasbourg »

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Juin : le lis

Côté Cathédrale

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La fleure de Clovis.

La quasi-totalité des fleurs de lis représentées sur la Cathédrale sont en réalité des iris. La confusion trouve peut être son origine dans l’histoire suivante. Clovis poursuivant les Alamans, à Tolbiac, atteint un étang et décide de le traverser avec ses troupes. Au passage, il attrape un iris qu’il met à son chapeau. On l’appelle « la fleur de Clovis », puis par déformation de « lis ».

Le lis désigne dans la Bible un large groupe de plantes, symboles de l’abandon mystique et fortement associé à la Vierge Marie, d’abord par sa mère Anne dont c’est l’attribut. Son arôme capiteux entraine même sa symbolique vers l’expression « odeur de sainteté ».

Son identification sur le portail latéral nord est très controversée par les botanistes. On peut penser que la fleur est plus stylisée que les autres plantes, mais la présence de boules à la place des anthères, le nombre et la forme des pétales et la disposition de la fleur tête en bas, font plutôt penser à une belladone.

Le seul véritable lis de la Cathédrale de Strasbourg se trouve sur un vitrail côté sud, représenté en vase entre Marie et l’ange Gabriel sur une scène d’Annonciation.

Côté végétal

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Lilium candidum L. – Liliacée

Appartenant à la famille des Liliacées qui comprend près de 700 espèces, le lis blanc est natif de l’est du bassin méditerranéen. « Lilium » vient du mot grec « leírion » qui désignait plante, « candicum » signifie quant à lui blanc pur en latin. Cette plante vivace à bulbe, produit, au printemps, de splendides fleurs au parfum suave, composées de six tépales d’un blanc immaculé, d’un long style et de six étamines à anthères basculantes qui facilitent la pollinisation par les insectes. Le pollen des lis est connu pour tacher facilement et durablement les tissus.

Ce lis particulièrement décoratif est cultivé depuis plus de trois millénaires dans nombreux pays d’Europe méridionale. Il est employé pour l’ornement des jardins, mais aussi en parfumerie et pour ses propriétés médicinales. En médecine populaire, ses bulbes macérés dans l’huile ou l’eau de vie permettaient d’élaborer des cataplasmes calmant les inflammations et hâtant la suppuration des abcès. Les tépales étaient employés pour soigner les brûlures et diverses maladies de peau.

Merci à Frédéric Tournay, botaniste de talent.
Dessin : Jaime Olivares.
Photo : Shirin Khalili.

Voyage d’études du 14 au 17 mai 2018

Le voyage d’étude de mai s’est déroulé dans des conditions optimales, l’organisation toujours impeccable et une météo propice favorisant en même temps les échanges amicaux.

Tout a commencé avec Sarrebruck, dans la blancheur de la Ludwigsplatz « à la française », pourrait-on dire, en partie reconstruite autour du clocher survivant de la Ludwigskirche, une anomalie luthérienne en pays catholique due aux vicissitudes de l’histoire. Le magnifique concert d’orgue qui nous a été offert associait précisément religions et nations autour de Jean Sébastien Bach et César Franck.

Aix
L’intérieur de la cathédrale d’Aix-la-Chapelle

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