Nos visites à Molsheim et Sélestat le samedi 13 avril 2018


La journée a débuté par une visite guidée de la Chartreuse de Molsheim par Raymond Keller. Les chartreux s’installent à Molsheim en 1598 et fondent un grand monastère près du rempart de la ville (qui était une possession de l’évêque de Strasbourg). L’ensemble monastique était agencé autour de l’église et comptait dix-huit cellules individuelles organisées autour du cloître, qui était orné de vitraux réalisés par Laurent et Barthélémy Linck. Les cellules, composées de trois pièces et d’un jardinet, isolaient le chartreux du monde. Si leur activité se composait en grande partie du travail intellectuel, elle intégrait aussi le travail manuel. Chaque chartreux pouvait ainsi faire le choix d’une activité manuelle, l’une des trois pièces étant destinée à accueillir son atelier. En grande partie ruinée à la Révolution, la Chartreuse est actuellement restaurée par l’association fondée par Louis Schlaefli, les « Bénévoles du Chantier de la Chartreuse », ainsi que par la municipalité. Grâce à plusieurs dons et achats, des cellules ont pu être reconstituées. Elles présentent ce que devait être la vie quotidienne à la Chartreuse à travers quelques grandes thématiques (bibliothèque, travail manuel, etc.). Continuer à lire … « Nos visites à Molsheim et Sélestat le samedi 13 avril 2018 »

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Numériser l’histoire : une nouvelle opération de mécénat participatif pour la numérisation de 5500 plaques photographiques

La Fondation de l’Œuvre Notre-Dame lance sa deuxième opération de mécénat participatif après la réussite du financement de la conservation-restauration de la sculpture de saint Arbogast.

Quel est le projet ?
La Fondation de l’Œuvre Notre-Dame possède dans ses collections près de 5500 plaques photographiques qui datent de la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’à la première moitié du XXe siècle dont quelques-unes de la grande rose de la cathédrale de Strasbourg, en couleur. Ces plaques sont à ce jour inaccessibles au public et leur numérisation permettra de préserver, conserver cette mémoire et la diffuser en ligne.
Il s’agit de la première collection de photographies de la cathédrale de Strasbourg.

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Plaque photographique d’un format exceptionnel de la façade occidentale de la cathédrale de Strasbourg, vers 1880/ 1890.

Pourquoi soutenir ce projet ?
Votre contribution préservera ce patrimoine en finançant la numérisation en très haute définition du fonds et sa mise en ligne.
La majorité des plaques est au gélatino-bromure d’argent mais une partie est à base de nitrate de cellulose. Ce dernier est un des premiers polymères issus de la synthèse organique, il est instable et très inflammable.
Un certain nombre de plaques photographiques est altéré : voiles dichroïques, oxydoréductions, rayures, émulsions décollées.
Les plaques photographiques sont aux formats 9 x 12 cm, 13 x 18 cm, 18 x 24 cm, 24 x 30 cm et 30 x 40 cm, quelques dizaines ayant des dimensions intermédiaires ou supérieures. La plus grande plaque est au format 50 x 70 cm.
La collection présente aussi des vues de Strasbourg, d’artisans sur la cathédrale, de la collection des moulages en plâtre de la cathédrale, de plans et gravures et des villes alsaciennes. Elle sera consultable en ligne sur le site internet de la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame pour le second semestre 2019.

Quelles contreparties ?
Découvrir les plans anciens de la Fondation conservés au musée de l’Œuvre Notre-Dame, un sac en coton « Cathédrale de Strasbourg » illustré par l’artiste Kateryna Prostrila, visiter le nouvel aménagement de la plateforme de la cathédrale, un tirage papier d’une photographie ancienne, deux livres : Un an à la fondation de l’Œuvre Notre-Dame sous l’œil Simon Woolf et La Cathédrale de Strasbourg sous l’œil Simon Woolf, une discussion conviviale avec un expert de Strasbourg et de la Cathédrale, une visite insolite de la cathédrale et des déductions fiscales à partir de 20 €.

Comment participer ?
Ici : ulule.com/numerisation-plaques
ou par chèque à la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame joint à ce formulaire.

Sonia Zilli
Fondation de l’Œuvre Notre-Dame

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Septembre: la vigne

Côté Cathédrale

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Consolation, joie et Saint Esprit…

On attribue à Noé l’invention du vin, « consolation tirée du sol que le Seigneur a maudit ». La vigne et le vin, symboles de joie, de l’Esprit Saint et de sagesse, sont cités plus de 450 fois dans la Bible. Ceci peut expliquer la forte présence de la plante dans les cathédrales.

A Strasbourg, c’est le motif végétal le plus présent. Son identification dans les sculptures ne laisse aucun doute tant sa reproduction est fidèle. On distingue clairement le mouvement ondulatoire de la tige, la nervation palmée des feuilles et la forme des fruits.

En frise verticale et en décoration de console sur le portail latéral nord, sculptés sur les chapiteaux des colonnes intérieures du bas-côté sud, ou encore en magnifique guirlande tout le long de l’escalier de la chaire, sa représentation est un témoignage de la très grande habileté des sculpteurs du Moyen Age et de leur sens poussé de l’observation. Ils rendent ainsi hommage au vin, symbole par excellence, avec le pain, de la vie chrétienne.

Côté végétal

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Vitis vinifera L. – Vitacée

La vigne est une liane aux feuilles profondément lobées qui peut atteindre 15 mètres de hauteur si elle n’est pas taillée. Le raisin et sa « grappe » de baies juteuse sont l’un des plus anciens fruits cultivés par l’homme. Il est consommé cru, séché, en jus, ou fermenté en vin. Riche en vitamines, sels minéraux et sucres, il est diurétique, énergétique et facilement digéré. Son ancêtre, la vigne sauvage (Vitis vinifera subsp. sylvestris) porte de petites grappes aux fruits espacés, acides et peu sucrés. Elle pousse dans les forêts alluviales des grands fleuves d’Europe et d’Asie tempérée, là où le sol sableux et régulièrement inondé a empêché l’infestation des racines par le phylloxera, un insecte qui a décimé le vignoble français dans la seconde moitié du XIXe siècle.

La domestication de la vigne se serait opérée il y a 8000 ans dans le Caucase. Ensuite la vigne cultivée a peu à peu gagné l’ouest du bassin méditerranéen. Les Phocéens l’introduisirent six siècles avant J.-C. à Marseille, puis sa culture s’étendit vers le nord, d’abord à la période romaine puis à l’époque carolingienne.

Merci à Frédéric Tournay, botaniste de talent.
Dessin : Jaime Olivares.
Photo : Shirin Khalili.

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Août : l’églantier

Côté Cathédrale

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La rose de Marie

La rose, simple églantine, forme la couronne des Vierges à l’enfant des portails des cathédrales. Fleurs à cinq pétales comme l’églantine et l’aubépine ou rose de Damas à multiples pétales, les roses sont associées à Marie surtout par l’immense postérité littéraire chrétienne qui en font une plante biblique symbole de pureté et de virginité. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Août : l’églantier »

Ilona Dudziński, Das Portal des südlichen Querhauses des Straßburger Münsters

Auch der letzte Vortrag (13.6.2018) der ersten gemeinsamen Vortragseihe 2017-2018 von Münsterverein und Liebfrauenstift (Fondation de l’Œuvre Notre-Dame) fand wieder im voll besetzten Saal des Münsterhofs statt. Bei der Begrüßung lud die österreichische Generalkonsulin Erika Bernhard als Mitveranstalterin alle Teilnehmer zu einem anschließenden Umtrunk ins Generalkonsulat ein. Der Hauptvortrag der auf mittelalterliche Bauten spezialisierten deutschen Bauforscherin Ilona Dudziński (Dr.-Ing.) wurde eingerahmt von dem einführenden Beitrag von Sabine Bengel, Kunsthistorikerin der Liebfrauenstiftung, und den ergänzenden Erklärungen von Marc Carel Schurr, Präsident des Münstervereins und Professor für Kunstgeschichte an der Universität von Straßburg. Im Bulletin wird ein erweiterter Aufsatz mit den vollständigen Ergebnissen der Bauforschungsstudie veröffentlicht werden.

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Ilona Dudziňski, Nouvelles données scientifiques sur le bras sud du transept

Fierté des Strasbourgeois, le portail méridional est sans aucun doute l’un des plus beaux exemples du gothique primitif dans l’espace germanique. Mme Ilona Dudziňski a rendu compte à son propos en juin dernier du résultat de ses recherches en archéologie du bâti.

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L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Juillet : le liseron

Côté Cathédrale

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La coupe de Marie

La vie de Marie et l’enfance du Christ sont jalonnées d’histoires de plantes. Pendant la traversée du désert égyptien, nombreuses fleurs viennent aider la mère et l’enfant dans leur fuite. Égarée et assoiffée, Marie est secourue par le liseron, qui propose sa corolle pour servir de coupe au vin que lui offre un voyageur.

Le liseron est associé à Saint Pierre qui, comme Saint Jean, possède son bouquet d’herbes médicinales : primevère, gentiane, saponaire, chèvrefeuille et pariétaire. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Juillet : le liseron »