La cathédrale et la philatélie – La cathédrale et l’Europe

Vignette dentelée avec le Conseil de l’Europe et la Cathédrale de Strasbourg – Européens de tous pays, unissez-vous.

En 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le britannique Winston Churchill lançait l’idée des « États Unis d’Europe ». Ce projet partagé avec le français Herriot, le néerlandais Brugmans et le belge Van Zeeland, aboutit le 5 mai 1949 à la signature, à Londres, du statut du Conseil de l’Europe. Dix jours plus tard, le président Robert Schumann proclame au Palais des Fêtes que Strasbourg sera la tribune que la France offre à l’Europe.

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Victor Hugo, « l’énorme cathédrale »

Pour illustrer ce texte, j’ai choisi cette photographie de Notre-Dame pour sa couleur dorée,  telle qu’elle apparaît aux yeux des alsaciens. La Chouette Photo.

L’énorme cathédrale, le sommet le plus haut qu’ait bâti la main de l’homme après la grande pyramide, se dessinait nettement sur un fond de montagnes sombres d’une forme magnifique, dans lesquelles le soleil baignait çà et là de larges vallées. L’œuvre de Dieu faite pour les hommes, l’œuvre des hommes faite pour Dieu, la montagne et la cathédrale, luttaient de grandeur. Je n’ai jamais rien vu de plus imposant.

Victor Hugo, Le Rhin, 1838-1842

Photographie : la Chouette Photo

11. Die beiden Arbeiter

Es war im Jahre 1276, am Feste der Lichtmesse, als man in Straßburg sich anschickte, den Bau der prachtvollen, majestätischen Vorderfassade des Münsters, nach der durch Meister Erwin von Steinbach gestellten Visierung zu beginnen.

Anonyme, Cathédrale de Strasbourg, aquarelle, après 1870.

Konrad von Lichtenberg, reich geschmückt im bischöflichen Ornate, hielt selbst an diesem Tage die Messe von Unserer  Lieben Frauen, auf dem Fronaltare im Münster,  und flehte zu Gott und seiner lieben Mutter, Patronin der Kathedralkirche und der Stadt, daß sie gnädig und huldreich herabsehen möchte auf den Bau, der nun, zu ihrer Ehre, aufgeführt werden sollte.

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Les contes de Louis Schneegans, septembre – Les deux ouvriers

C’était en l’an de grâce 1276, à la fête de la Chandeleur, que Strasbourg avait commencé la construction de la magnifique et majestueuse façade de la cathédrale, selon le projet proposé par maître Erwin de Steinbach.

Charles Wild, La cathédrale de Strasbourg, estampe en couleur, 1830

Ce jour-là, Conrad de Lichtenberg, richement revêtu de ses habits épiscopaux, célébra lui-même la messe de Notre-Dame sur le maître-autel de la cathédrale et supplia Dieu et sa chère Mère, patronne de la cathédrale et de la ville, de jeter un regard bienveillant et clément sur la construction qui devait maintenant se faire en son honneur.

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Cathédrale dans le brouillard

Cette cathédrale est un véritable personnage; elle fait penser à ceux de Balzac qui « n’acquièrent de la signification que parce qu’ils croient à la signification de l’atmosphère dans laquelle ils vivent » (Robert Musil, Journaux) .

J’aime particulièrement cette photographie car la cathédrale y est tellement présente, comme si elle balayait tranquillement le flou que le brouillard tente de lui infliger.

Bernard Stoloff
www.bernard-stoloff.fr/

Skandal in Straßburg : Es wurde nachts auf dem Münsterturm gesungen !

Straßburger Neueste Nachrichten, 7. September 1891

„Nach allgemeiner Annahme soll die böse Geisterstunde mit dem Schlage Eins ihr Ende erreicht haben. In der verflossenen Nacht ward jedoch eine Ausnahme von diesem Gesetze der Geister gemacht und wer etwa um halb zwei Uhr Nachts den heimischen Penaten zustrebte und den Münster oder Schloßplatz passirte, dem ward ein Ohrenschmaus zutheil, der von Geistern herzurühren schien, denn  hoch oben vom Münsterthurme scholl ein Singen herunter, das gar sonderbar dem tief unten Wandelnden erschien. Wer aber anhielt um irgendeine Zauberformel zu erhaschen, der wurde in dieser Beziehung gewiß enttäuscht, denn es waren bekannte Deutsche Lieder, welche dort erklangen. Nach dem Liede von der wunderschönen Stadt Straßburg, wurde des Waldes, der immer noch „dadroben“ steht, gedacht und das Singen klang aus in dem elegischen Neßler’schen „Behüt’ dich Gott“. Gar wehmüthig tönte es also zum Schlusse herunter und gar wehmüthig werden wohl die Sänger darein schauen, wenn die hl. Hermandad ihrer habhaft sein wird. Ein „ungebührlich Singen“ kann streng geahndet werden.“    

Dieser Bericht ist in mehr als einer Hinsicht interessant.

Des chanteurs à Strasbourg en 1856 (gravure de Lallemand, L’Illustration).
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Scandale en 1891 : on a chanté du sommet de la tour !

« Il est généralement admis que l’heure maléfique des esprits a atteint son terme quand la cloche sonne une heure du matin. La nuit passée, cependant, exception a été faite à cette loi des esprits. Toute personne qui regagnait ses pénates vers une heure et demie du matin en passant par la place de la cathédrale – ou place du Château – était invitée à jouir d’un pur délice pour ses oreilles, qui paraissait venir des esprits. En effet, du haut de la tour de la cathédrale résonnait un chant qui semblait très étrange à qui se promenait tout en bas. Mais si ce promeneur s’arrêtait dans l’espoir de saisir quelque formule magique, il devait être déçu à cet égard, car c’étaient des chansons allemandes bien connues qui y résonnaient là. Après la chanson sur la merveilleuse ville de Strasbourg[1], c’est la forêt qui se trouve toujours et encore « là-haut[2] » qui fut chantée et les voix s’éteignirent après l’élégiaque « Que Dieu t’ait en sa garde[3] » de Neßler. Les chants finirent donc sur une note d’une résonance bien mélancolique et bien mélancolique aussi sera le regard des chanteurs quand la sainte confrérie[4] aura mis la main sur eux. « Chanter de façon intempestive » est passible d’une sévère punition. »

Cet article paru le 7 septembre 1891 dans les Straßburger Neueste Nachrichten[5] est intéressant à plus d’un titre.

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10. Die Johannisnacht im Münster

Am Tage Johannis des Täufers, im Jahre des Herrn 1007, fiel des Himmels Feuer auf das Münster und brannte es nieder bis auf den Grund, mit der Kirche des heiligen Thomas, und beinahe mit der Hälfte der Stadt, zu Schutt und Asche.

In der Woche Johannis des Täufers, im Jahre des Herrn 1439, wurde des Turmes wundervolle Spitze vollendet und der Muttergottes Bild darauf gestellet, um fernehin in die deutschen Gaue den Völkern zu verkünden, daß nun endlich das riesenhafte, vor Jahrhunderten durch die Väter begonnene Werk des Glaubens und der Sühne, glücklich und ruhmvoll vollendet sei.

Auch war der Johannistag von jeher ein großer Festtag auf und im dem Münster, und zwar nicht für die Lebenden allein, sondern auch für die Todten.

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Les contes de Louis Schneegans, juillet – La nuit de la Saint-Jean dans la cathédrale

Le jour de la Saint-Jean-Baptiste, en l’an 1007, le feu du ciel s’abattit sur la cathédrale qu’il détruisit de fond en comble, sur l’église Saint-Thomas, et sur presque la moitié de la ville, qui ne fut plus que ruine et cendres.

La semaine de la Saint Jean-Baptiste, en l’année du Seigneur 1439, la merveilleuse flèche de la tour fut achevée et l’image de la Vierge installée à son sommet, pour annoncer aux habitants des régions allemandes éloignées que le gigantesque travail de foi et d’expiation, commencé il y a des siècles par nos aïeux, s’est finalement achevé dans la joie et la gloire.

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9. Des Rohraffen und des Hahnes Streit

Es war einst eine lustige Zeit, als der Rohraffe, unten an der Orgel, alleine herrschte im Münster.

Welch ein Jubeln und Frohlocken war es da nicht, im Gotteshause wenn am Pfingstfeste die Landleute, von nah und fern, hereinzogen ins Münster, mit ihren Reliquien und Heiltümern, mit Kreuzen, Fahnen und Kerzen; und dann, droben an der Orgel, irgend ein pfiffiger Geselle, oder Pfaff oder Laie, je nach dem es sich eben traf und schickte, sich hinter den Rohraffen steckte, und während des Gottesdienstes, während Messe, Amt, Vesper und Komplet, sich nicht scheute, laut auf zu lachen, zu brüllen und zu schreien, und sogar allerlei schandbare Lieder herab zu singen, gegen die Gläubigen unten im Schiffe, und ihrer und insbesondere der Landsleute Einfalt zu spotten und zu schmähen ohne Ende, ja selbst der Stiftsherren und Pfaffen nicht schonte, die da andachtsvoll sangen im Chore .

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