L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Avril : le pissenlit

Côté Cathédrale

Pissenlit
Célébrer Pâque d’une pointe amère !

Considérée comme une mauvaise herbe, le pissenlit est assimilé aux herbes amères que l’on devait consommer lors de la célébration de la Pâque (L’Exode, XII, 8). Son autre nom familier « dent-de-lion » l’associe également au Christ (Saint Jean, Apocalypse).

Dans l’iconographie chrétienne, symbole de l’éphémère et du temps passé, seule la rustique fleur de pissenlit enfonce ses racines au pied de la Croix et apporte sa couronne de lumière à la scène dramatique de la Passion.

Le pissenlit devient ainsi l’emblème du Sauveur ressuscité et de la rédemption de l’humanité.

Sa représentation accompagne donc également le deuil. C’est au musée de l’Œuvre de Notre-Dame que l’on peut voir sur une plaque tombale provenant de la Cathédrale, cette épitaphe en allemand avec un pied de pissenlit en bas relief : « Ô, homme fragile, songe au destin des fleurs ».

Côté Végétal

pissenlit-bota
Taraxacum officinale F.H. Wigg. – Astéracée

Le pissenlit est une plante vivace formée d’une rosette de feuilles et munie d’une vigoureuse racine pivotante. Il pousse dans les prairies et les friches d’Europe et d’Asie tempérée. On l’appelle également « dent-de-lion » en raison de ses feuilles profondément échancrées qui rappellent la mâchoire d’un fauve. La « fleur » jaune qui s’épanouit au printemps est en réalité une inflorescence que l’on appelle un « capitule ». Celui-ci rassemble de nombreuses petites fleurs sessiles (les fleurons) munies chacune d’une languette (la ligule) et qui sont disposées sur un réceptacle floral aplati.  Une grande partie du pissenlit renferme un suc laiteux constitué de diverses substances amères.

Il est doté de nombreuses propriétés médicinales : c’est un dépuratif (élimination des toxines), mais aussi un excellent diurétique comme l’indique son nom vernaculaire dérivé de « pisse-au-lit ». Toute la plante est consommée. Sa racine est dégustée à la manière du salsifis ; une fois torréfiée comme la chicorée, elle fournit également un ersatz de café. Les jeunes feuilles sont mangées en salade, vertes ou blanchies par buttage comme pour l’endive. Les boutons floraux sont conservés dans du vinaigre ou du sel et les capitules épanouis sont comestibles crus ou cuits dans du sucre pour élaborer un sirop nommé « miel de pissenlit ».

Merci à Frédéric Tournay, botaniste de talent.
Dessin : Jaime Olivares.
Photo : Shirin Khalili.

Publicités

Gemeinsame Vortragsreihe des Straßburger Münstervereins und der Liebfrauenstiftung (Fondation de l’Œuvre Notre-Dame)

Die Veranstaltung vom 21. März im Münsterhof bestand aus den Tätigkeitsberichten der drei Organismen, die das Straßburger Münster betreuen: die staatliche Denkmalpflege (DRAC), die zugleich den Besitzer des Münsters, den französischen Staat repräsentiert, vertreten durch den Denkmalpfleger Louis-Napoléon Panel, den für das Münster zuständigen Chefarchitekten der französischen Denkmalpflege Pierre-Yves Caillault, die Fabrique de la Cathédrale, als Repräsentantin des Nutzers der Kathedrale, der katholischen Kirche, die durch Marie-Pierre Siffert, der Beauftragten für kulturelle Angelegenheiten vertreten wurde sowie durch die  Liebfrauenstiftung, der unter der Obhut der Stadt stehenden Münsterbauhütte, welche durch Eric Salmon, ihren technischen Leiter repräsentiert wurde.

1280px-Strasbourg_cathédrale_Notre-Dame_travaux_sur_la_façade_nord_août_2013Was die zuletzt durchgeführten Arbeiten angeht, handelte es sich hauptsächlich um die Galerie Goetz aus dem 18. Jh., entlang der Nordseite des Langhauses, deren Arkaden im 19. Jh. mit neugotischem Maßwerk geschlossen wurden, sowie um die Restaurierung der Südfassade des südlichen Querhauses, dessen Ost- und Westfassaden demnächst in Angriff genommen werden. Die aus dem frühen 13. Jh. stammende Südfassade (mit Elementen aus späteren Jahrhunderten), wurde rundum restauriert bzw. instandgesetzt, d.h. der Giebel samt flankierender Türmchen, die Maßwerk-Balustraden und die Sonnenuhr.  Ergänzend wurden hier an allen Öffnungen von der Münsterbauhütte Gitternetze angebracht, um Verunreinigungen durch Tauben zu verhindern, und so nicht zuletzt den Arbeitsaufwand für den wöchentliche Bauunterhalt zu verringern.

Analog zum „Engelspfeiler“ konnten an den beiden Tympana wie an anderen Stellen aufsehenerregende Reste von Polychromie sichergestellt werden, bis zu sechs verschiedene Farbenschichten, wobei es sich z.T. um erstaunlich kostbare Materialien wie Blattgold und Azurit (Kupferblau) handelt. Ein zentrales Element der Restaurierung bildet die Statue des Hl. Arbogast, eine Neuschöpfung vom Beginn des 19. Jh. als Ersatz für das zerstörte Original, mitsamt ihrem spektakulären Baldachin, dessen Kopie 1200 Stunden Steinmetz- und 400 Std. Bildhauerarbeit erforderte. An den Wandabschnitten wurden nur Steine ersetzt, die nicht ausgebessert werden konnten. Meistens handelt es sich dabei um Sandsteine schlechter Qualität von Restaurierungen vom Anfang des 20. Jhs. Sowohl für die Galerie Goetz mit ihren in großen Teilen erneuerten Fialen, Kreuzblumen und Wasserspeiern, als auch für die Südfassade gilt, was alle Beteiligten betonten: die Verschiedenfarbigkeit der verwendeten Sandsteine entspricht dem Originalzustand. Andererseits zielte die ursprüngliche Bemalung, wo sie erhalten ist, darauf ab, eine künstliche Einheitlichkeit der Farbe eines Quaders sowie seiner Größe herzustellen, allerdings in verschiedenen Farbnuancen, sodass sich eine „mittlere“ rötliche Farbigkeit ergibt, die für das Straßburger Münster charakteristisch ist. Insgesamt und trotz der Zerstörungen der Französischen Revolution befindet sich die Fassade in einem sehr authentischen, zuvor wenig restaurierten Zustand, was auch an den beiden Rosetten zu erkennen ist, wo Teile der Metallhalterungen noch aus dem 13. Jh. stammen. Die Fenster wurden gereinigt und mit einer Doppelverglasung versehen, die sie gegen Umwelteinwirkungen schützen. Das umlaufende lateinische Schriftband ergibt wieder einen Sinn (es handelt sich um Verse aus dem Hortus Deliciarum), und die Gesamtheit der Bildwerke mit ihrem ikonografischen Programm (das Gerichtsthema im Alten und Neuen Testament) bildet ein bemerkenswertes Ensemble vom Beginn des 13. Jh. Es ist der besondere Ort am Münster, wo die französische Gotik in Straßburg ihren Einzug hielt.

Der Arbeitsbericht der Fabrique de la Cathédrale stellte die Maßnahmen vor, die wegen des weiterhin geltenden Ausnahmezustands ergriffen werden mussten: die Öffnungszeiten wurden eingeschränkt, das Personal aufgestockt, die Besucher, speziell die Gruppen, folgen zwingend einem eingeschränkten Besichtigungsrundgang, nach dem Prinzip Cathédrale du silence (Kathedrale der Stille). Es gibt auch einen neuen Film zur Erläuterung der astronomischen Uhr, ein neues System zur Aufhängung der Gobelins im Advent, und zwei Altargemälde sind bzw. werden restauriert.

Sabine Mohr
Ill. : Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27892992

Cathédrale de Strasbourg : travaux et interventions en 2016/2017

Le 21 mars a eu lieu au Münsterhof, la 5e conférence proposée par la Société des amis de la cathédrale et la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame sur les travaux et interventions effectués sur la cathédrale en 2016 et 2017.

Les trois institutions au chevet de la cathédrale étaient représentées par Pierre-Yves Caillault, Architecte en Chef des Monuments Historiques, Louis-Napoléon Panel, Conservateur des Monuments Historiques de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), Marie-Pierre Siffert, chargée de l’évènementiel pour la Fabrique et Éric Salmon, directeur technique de la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame.

Deux grands chantiers étaient au cœur du débat, la galerie Goetz nord et la façade du bras sud du transept, inaugurés le lundi 19 mars par le préfet, le maire et le chancelier de l’archevêché.

29748866_2145252042372654_1914659705_o
Le fronton de la façade sud du transept après restauration.

Continuer à lire … « Cathédrale de Strasbourg : travaux et interventions en 2016/2017 »

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Mars : le buis

Côté cathédrale

Image1
Le dernier dimanche avant Pâques !

Le buis comme tous les arbres sacrés est porteur d’une symbolique puissante. La liturgie catholique utilise des branches de buis bénit le jour des rameaux, dernier dimanche avant Pâque. Les catholiques les conservent près d’un crucifix. Ce brin de buis, équivalent des palmes romaines, du gui druidique et de l’olivier, préfigure la Résurrection du Christ et signifie l’immortalité de l’âme. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Mars : le buis »

David Wendland, Du dessin à la réalisation : la reconstruction de la voûte de la chapelle Sainte-Catherine au XVIe siècle

Le mercredi 21 février, M. David Wendland, architecte diplômé, a donné pour la Société des Amis de la cathédrale et la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame une conférence originale.

28070982_1676067505794629_5828527556614383409_o

On connaît la chapelle Sainte-Catherine entre autres pour la beauté de sa voûte. Mais sait-on comment l’architecte Bernard Nonnenmacher l’a réalisée dans les années 1542-1546 ? C’est à cette question que le conférencier a apporté des éléments de réponse qu’étayait l’étude d’un dessin original, propriété de la Fondation. Continuer à lire … « David Wendland, Du dessin à la réalisation : la reconstruction de la voûte de la chapelle Sainte-Catherine au XVIe siècle »

David Wendland, Vom Entwurf zur Ausführung: die Neueinwölbung der Katharinenkapelle des Straßburger Münsters im 16. Jhdt.

cathedrale-strasbourg-chapelle-sainte-catherine-voute
Am Mittwoch, 21. Februar, hat Dr.-Ing. David Wendland auf Einladung des Straßburger Münstervereins und der Frauenwerk-Stiftung einen Vortrag ganz besonderer Art gehalten.

Die Katharinenkapelle ist auch wegen ihres prachtvollen Gewölbes bekannt. Wie aber hat es der Werkmeister Bernhard Nonnenmacher zwischen 1542 und 46 geschaffen? Continuer à lire … « David Wendland, Vom Entwurf zur Ausführung: die Neueinwölbung der Katharinenkapelle des Straßburger Münsters im 16. Jhdt. »

Le choix de Dominique Jacquot au Musée des Beaux-Arts

Schuler_épisode de la guerre de 1814_MBA 1594_ap
Parmi les rares représentations de la cathédrale au musée des Beaux-Arts, j’ai choisi une peinture dans laquelle elle se devine à peine. Il aurait pourtant été possible de choisir un autre tableau du même artiste. De Théophile Schuler (Strasbourg, 1821 – Neufchâtel, 1878) le musée expose en effet une belle peinture montrant Erwin von Steinbach en pendant avec sa fille. De quoi nous rappeler si besoin était que le XIXe siècle fut le siècle de l’Histoire, le siècle des Nations. Continuer à lire … « Le choix de Dominique Jacquot au Musée des Beaux-Arts »