Peter Kurmann, Alain Villes, « Notre Dame von Paris, wie soll es nach dem Brand weitergehen? »

Als Auftakt zu der neuen gemeinsamen Vortragsreihe des Straßburger Münstervereins  und der Stiftung Unserer Lieben Frau (Fondation de l’Œuvre Notre-Dame) waren am Mittwoch dem 16. Oktober 2019 im Straßburger Münsterhof gleich zwei hochrangige Spezialisten eingeladen, sich zu dem Thema zu äußern.

Le chantier de Notre-Dame de Paris, enclenché après l'incendie de la cathédrale le 15 avril 2019, va connaître une phase primordiale de sa sécurisation : le retrait de l'échafaudage en son centre. Continuer à lire … « Peter Kurmann, Alain Villes, « Notre Dame von Paris, wie soll es nach dem Brand weitergehen? » »

Reconstruire une cathédrale : entre mémoire et renouveau

« Notre-Dame est en flammes ! » C’était au soir du 15 avril 2019 à Paris. C’était le 19 septembre 1914 à Reims. C’était le 26 août 1870 à Strasbourg. Et tant d’autres fois, hélas, dans la longue histoire des cathédrales.

Image1La Société des Amis de la Cathédrale de Strasbourg et la Maison européenne de l’architecture se sont associées pour donner la parole aux experts, qu’ils soient architectes et/ou grands connaisseurs des cathédrales lors d’une table ronde proposée le 30 septembre dernier dans le cadre des Journées de l’architecture 2019. C’est ainsi que Pierre-Yves Caillault, architecte en chef des monuments historiques, Mathieu Koehl, ingénieur et enseignant à l’INSA, Louis-Napoléon Panel, conservateur du patrimoine, Marc C. Schurr, professeur d’histoire de l’art et président de notre société et Jean-Jacques Virot, architecte et directeur émérite de l’INSA, se sont retrouvés pour enrichir la discussion de leurs expériences et points de vue respectifs, sous la modération de Gauthier Bolle. Continuer à lire … « Reconstruire une cathédrale : entre mémoire et renouveau »

Saint Jacques à la cathédrale de Strasbourg – 2. Les sculptures

Saint Jacques à la cathédrale de Strasbourg – 1. Les monuments disparus

PorteSaint Jacques nous accueille dès l’entrée de la cathédrale et en position fort honorable. Ainsi le vantail gauche du portail central offre juste sous la poignée gauche une figuration sculptée de notre saint, remarquable par une particularité. Contrairement à l’habitude, on n‘y voit pas en effet les attributs traditionnels qui permettraient au profane de le reconnaître facilement. Mais, assis sur un banc de pierre, il tient de sa main droite un glaive pointé vers le haut, cependant que l’index levé de sa main gauche attire l’attention du spectateur et du fidèle et désigne probablement, vu son orientation, sa tête pour évoquer son martyre par décapitation. Son identification est aisée : en agrandissant la photo on peut lire le long de son avant-bras gauche IAQOBUS MAJ. Continuer à lire … « Saint Jacques à la cathédrale de Strasbourg – 2. Les sculptures »

L’herbier de bronze de Shirin Khalili – Octobre : la mauve

Côté Cathédrale

Mauve
« Omni morbia », le remède à toutes les maladies

Tandis que l’art roman privilégie la Vierge immaculée, glorieuse et solennelle, l’art gothique préfère une Vierge plus humaine, mère tendre représentée au milieu d’une flore foisonnante de plantes symboliques, médicinales et bienfaisantes.

Dès l’Antiquité, le végétal était souvent revêtu d’une signification au-delà de l’apparence. La nature divine se reflétait dans la nature humaine et la nature tout-court. Continuer à lire … « L’herbier de bronze de Shirin Khalili – Octobre : la mauve »

Saint Jacques à la cathédrale de Strasbourg – 1. Les monuments disparus

A l’heure où nombre de pèlerins sillonnent par monts et vaux les sentiers de Compostelle, nous vous proposons un cheminement autre : la cathédrale de Strasbourg offre, par ses nombreuses représentations de saint Jacques le Majeur, l’occasion d’un voyage dans le temps et dans l’espace.

D’après les évangiles synoptiques et les Actes des Apôtres, Jacques est le frère de l‘apôtre Jean, deux pêcheurs qui laissent leur barque pour suivre Jésus. Avec Pierre et Jean il assiste à la résurrection de la fille du chef de la synagogue, à la Transfiguration et à la scène qui se déroule au mont des Oliviers. C’est dire son importance. Les Actes mentionnent très succinctement sa mort par décapitation sur ordre d’Hérode Agrippa, dernier roi juif de Judée. Selon la légende, il aurait gagné l’Espagne pour évangéliser ce pays où ses os auraient été apportés et sa tombe découverte ultérieurement.

L’iconographie traditionnelle permet de le reconnaître aisément : coiffé d’un chapeau orné d’une coquille et à larges bords, il tient dans ses mains le bourdon (= le bâton) du pèlerin et est vêtu d’une grande cape qui laisse entrevoir sa gourde et sa besace. Parfois il est doté d’une épée en mémoire de son martyre.

Notre première étape nous emmène dans le passé de la cathédrale, en quête de ce qui a disparu ou dont il ne reste plus que des traces. Une gravure d’Isaac Brunn, publiée en 1617 dans ce qui est le tout premier guide de la cathédrale (Summum Argentiniensium Templum), montre l’ancien portail du transept sud, différent de l’actuel.

1 portail
Le portail sud au début du XVIIe siècle. Saint Jacques est le n°12.

Saint Jacques (n°12) y figurait parmi ses condisciples, à côté de la statue de la Synagogue. Chevelu et barbu, il y tenait à la main un livre sur lequel figuraient deux coquilles. S’agissait-il d’un livre d’heures ou de l’Évangile ? On ne saurait le dire. En tout cas l’allusion à l’épître de Jacques est exclue, puisqu’elle était alors traditionnellement attribuée à Jacques le Mineur.

A l’intérieur, notre saint était représenté sur plusieurs autels. C’était le cas d’un autel sur le jubé, situé tout à droite, à côté de la colonne et tourné vers le chœur. Offert par l’Ammeister Nicolas Schneider et sa femme Anna en 1338, il disparut en 1682 lors de la suppression du jubé. S’y ajoutait un autel dont l’emplacement n’est pas connu et qui avait été consacré à saint Jacques, à saint Martin et aux saints Innocents, avec une prébende offerte en 1312 par Konratd Schidelin et sa femme Metza.

Enfin, dans le bas-côté sud, à l’endroit où se trouve actuellement le stand de souvenirs, était situé un autre autel disparu lui aussi. Il était consacré à la sainte Trinité, à saint Jacques-le-Majeur, à sainte Catherine et saint Josse. Commandité par Henri Olding en 1334, il fut probablement détruit à la Réforme. Mais sa dédicace en latin est encore lisible car gravée dans le mur : « Anno dni MCCCXXXIIII constructum est et dotatum hoc altare […] in honore sce Trinitatis ac gloriose virginis Marie genitricis dei ac sancti Jacobi apostoli maioris ac sancte Kacherine Virginis et martiris et sancti Jodoci confessoris ». Ce qui signifie : « Cet autel a été érigé et doté en l’année du Seigneur 1334 […] en l’honneur de la sainte Trinité et de la glorieuse vierge Marie mère de Dieu et de l’apôtre saint Jacques le Majeur et de sainte Catherine vierge et martyr et de saint Jodoque confesseur. » Notons que saint Josse (Jodoque sous sa forme savante) figure dans cette dédicace parce que patron des pèlerins, avec les attributs desquels il est souvent représenté. L’inscription elle-même court sur les deux travées de droite sur la photo où elle est encore visible de nos jours, bien que difficilement lisible.

2 autel
La dédicace de l’autel de saint Jacques de 1334, dans le bas-côté sud.

A ces éléments disparus il convient d’ajouter une confrérie d’accompagnement des malades et des morts (Bruderschaft für Priester und Laien beiderlei Geschlechts) placée sous le patronage de notre saint. Créée en 1484 avec pour siège l’église des Dominicains, elle est transférée en 1524 dans la cathédrale, plus précisément à l’autel consacré à saint Dieboldt, probablement démantelé lors de la Réforme. Cet autel était situé à l’actuel emplacement de l’autel saint André, entre l’entrée de la chapelle du même nom et la tour des poids de l’horloge.

On estime par ailleurs que trois autels ont été consacrés dans la cathédrale à saint Jacques, preuve de la renommée de ce saint et de sa notoriété en Alsace. Le temps et ses tribulations ont eu raison de tous ces ouvrages, à jamais disparus.

Sur une idée et des photos de Bernard D.
Texte de Francis K.

L’herbier de bronze de Shirin Khalili – Septembre : le bouillon-blanc

Côté Cathédrale

Bouillon-blanc
Cierge de Notre Dame.

Le bouillon-blanc ou molène ou herbe de Saint Fiacre, ou cierge de Notre Dame, était consacrée à Zeus. Symbole de la force, du courage et de la divination amoureuse, elle protégeait les maisons et les troupeaux.

Au Moyen Age, lors de la fête de la Saint Jean, ces derniers devaient passer au travers de la fumée dégagée par la combustion de ses feuilles et, dans les étables, on en gardait des morceaux calcinés à des fins de protection. Continuer à lire … « L’herbier de bronze de Shirin Khalili – Septembre : le bouillon-blanc »

Il était une fois dans l’ouest… une cathédrale méconnue

C’est peu dire que j’ai été étonné d’apprendre qu’après la visite de la cathédrale de Chartres, le voyage annuel de notre association nous conduirait à aller admirer celle du Mans ! Une cathédrale au Mans ? Jamais entendu parler ! Elle ne figure pas sur la liste classique, officielle, « canonique » de celles qu’il faut avoir vues, apprise dès le CM2 ! Vite, vite Internet pour vérifier !…

Mais oui, il y a bien au Mans une cathédrale, la cathédrale Saint-Julien et, au curieux qui, désireux de sortir des sentiers battus, lui rendra visite, elle vaudra bien des surprises …

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Continuer à lire … « Il était une fois dans l’ouest… une cathédrale méconnue »