Ein Besuch in Molsheim und Schlettstadt am Samstag, den 13. April 2018


Der Tag begann mit einer Führung im Kartäuserkloster von Molsheim, die Raymond Keller leitete. Die Kartäuser siedelten sich schon 1598 in Molsheim an, eine Stadt, die dem Bischof von Straßburg zugeordnet war und gründeten dort ein großes Kloster in der Nähe der Stadtmauer. Die unterschiedlichen Klostergebäude waren um die Kirche herum angeordnet. Insgesamt 18 individuelle Klosterzellen waren um einen Kreuzgang verteilt, dessen Glasfenster Laurent und Barthélémy Linck zu verdanken sind. Jede Zelle bestand aus drei Räumen und einem kleinen Garten, sodass sich jeder Kartäusermönch von der Welt abschotten konnte. Kartäusermönche waren zwar vor allem geistig tätig, verrichteten jedoch auch körperliche Arbeit. Entsprechend konnte sich jeder Mönch ein Handwerk aussuchen und richtete sich eine Werkstatt in einem seiner drei Räume ein. Das Kloster wurde während der Revolution größtenteils zerstört. Heute bemühen sich der von Louis Schaefli gegründete Verein „Bénévoles du Chantier de la Chartreuse“ (Ehrenamtliche der Kartäuserkloster-Baustelle) und die Stadt Molsheim um die Restaurierung des Klosters. Durch Spenden und Ankäufe konnten einige der Zellen wiederaufgebaut und eingerichtet werden. Diese Zellen geben Einblicke in das, was man vom Alltag des Klosters weiß, sowie in unterschiedliche Themen wie Bibliothek, Handwerk/Handarbeit und dergleichen. Continuer à lire … « Ein Besuch in Molsheim und Schlettstadt am Samstag, den 13. April 2018 »

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L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Octobre : le blé

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Ceci est mon corps !

Jésus dit : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits » (Evangile selon Saint Jean). Cette métaphore décrit le symbolisme du blé souligné tout au long des textes bibliques. D’une part, don gracieux de Dieu et d’autre part mobilisant constamment les hommes par le soin, le blé cristallise les questions liées à la justification du travail. Il apporte nourriture mais il exige de l’homme de contribuer à cette multiplication.

Sa présence sur la Cathédrale médiévale est donc logique à travers des scènes de labeurs, récoltes et travaux des champs (portail sud, côté droit, en quinconce des signes du zodiaque). Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Octobre : le blé »

Marc C. Schurr, « Erwin von Steinbach – Mythen und Wirklichkeit »

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Bust von Erwin von Steinbach im Walhalla, Landolin Ohmacht

Am 10. Oktober fand im vollbesetzten Saal das Münsterhofs die erste Veranstaltung der gemeinsamen Vortragsreihe 2018-2019 des Münstervereins und des Werks Unserer Lieben Frau (Œuvre Notre Dame) satt. Der Vorsitzende des Münstervereins Prof. Dr. Marc Carel Schurr beleuchtete die Figur des berühmten Erwin von Steinbach, dessen Leben und Tätigkeit in der Straßburger Münsterbauhütte nur zum Teil dokumentarisch belegt sind, der aber im Straßburger Volksmund seit Langem als der geniale mittelalterliche Architekt schlechthin gilt. Man schrieb ihm den Bau der Westfassade samt Turm, ja des ganzen Münsters zu. Diese Vorstellungen beruhen zum Teil auf den begeisterten Schriften des Johann Wolfgang Goethe, dem sich als jungem Studenten das Straßburger Münster als geniale Schöpfung eines von allen akademischen Fesseln freien, künstlerisch selbstbestimmten Baumeisters offenbarte. Er stilisierte ihn zu einem Leitbild des Sturm und Drang („Von deutscher Baukunst“, 1773). Nach Auffindung der originalen Münsterbaupläne von Köln (1810) erhob derselbe Goethe die Erfindung der gotischen Baukunst zum Inbegriff des Genius der deutschen Nation, in Abgrenzung u.a. zu den Franzosen. So trug er mit anachronistischen Argumenten zum Entstehen einer nationalistisch motivierten Kunstgeschichte bei. Desgleichen weist der Nazarener Overbeck dem deutschen Genie Erwin einen prominenten Platz in seinem Gemälde „Der Triumph der Religion in den Künsten“ (1840) zu. Andererseits zirkulieren lokale Legenden über den Familienvater Erwin, der insbesondere mit seiner Tochter, der Bildhauerin Sabine, in der Münsterbauhütte tätig gewesen sei.

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Marc C. Schurr, « Erwin de Steinbach : mythe et réalité »

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Erwin de Steinbach par Philippe Grass, cathédrale de Strasbourg, 1866

La Société des Amis de la cathédrale et la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame ont donné le 10 octobre la première conférence de leur saison culturelle. Marc Carel Schurr, professeur des universités et président de la Société, s’est intéressé à maître Erwin, dit de Steinbach.

À l’occasion du 700e anniversaire de sa mort, il a fait le point des connaissances et dernières recherches sur ce personnage emblématique saisi entre mythes et réalité. Illustrant son propos par des tableaux, schémas et photographies, il a montré ce que la naissance et l’amplification progressive de ce mythe doivent à Goethe et à l’histoire d’une Allemagne en quête de son unité au XIXe siècle. L’analyse et le recoupement de documents de diverses natures lui ont permis d’arracher la réalité de sa gangue affabulatoire. S’imposent ainsi quelques rares certitudes ; si sa fille Sabine n’a jamais été une artiste, le magister operis Erwin est un architecte qui a œuvré à la cathédrale de 1280 environ à 1318, sans qu’on puisse préciser son origine géographique. Faut-il crier au génie à son propos ? Ce serait oublier que la façade, célèbre pour le doublement de sa paroi, figure dans un projet antérieur de la cathédrale de Metz auquel Erwin aurait su donner une dimension monumentale. Continuer à lire … « Marc C. Schurr, « Erwin de Steinbach : mythe et réalité » »

Nos visites à Molsheim et Sélestat le samedi 13 avril 2018


La journée a débuté par une visite guidée de la Chartreuse de Molsheim par Raymond Keller. Les chartreux s’installent à Molsheim en 1598 et fondent un grand monastère près du rempart de la ville (qui était une possession de l’évêque de Strasbourg). L’ensemble monastique était agencé autour de l’église et comptait dix-huit cellules individuelles organisées autour du cloître, qui était orné de vitraux réalisés par Laurent et Barthélémy Linck. Les cellules, composées de trois pièces et d’un jardinet, isolaient le chartreux du monde. Si leur activité se composait en grande partie du travail intellectuel, elle intégrait aussi le travail manuel. Chaque chartreux pouvait ainsi faire le choix d’une activité manuelle, l’une des trois pièces étant destinée à accueillir son atelier. En grande partie ruinée à la Révolution, la Chartreuse est actuellement restaurée par l’association fondée par Louis Schlaefli, les « Bénévoles du Chantier de la Chartreuse », ainsi que par la municipalité. Grâce à plusieurs dons et achats, des cellules ont pu être reconstituées. Elles présentent ce que devait être la vie quotidienne à la Chartreuse à travers quelques grandes thématiques (bibliothèque, travail manuel, etc.). Continuer à lire … « Nos visites à Molsheim et Sélestat le samedi 13 avril 2018 »

Numériser l’histoire : une nouvelle opération de mécénat participatif pour la numérisation de 5500 plaques photographiques

La Fondation de l’Œuvre Notre-Dame lance sa deuxième opération de mécénat participatif après la réussite du financement de la conservation-restauration de la sculpture de saint Arbogast.

Quel est le projet ?
La Fondation de l’Œuvre Notre-Dame possède dans ses collections près de 5500 plaques photographiques qui datent de la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’à la première moitié du XXe siècle dont quelques-unes de la grande rose de la cathédrale de Strasbourg, en couleur. Ces plaques sont à ce jour inaccessibles au public et leur numérisation permettra de préserver, conserver cette mémoire et la diffuser en ligne.
Il s’agit de la première collection de photographies de la cathédrale de Strasbourg.

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Plaque photographique d’un format exceptionnel de la façade occidentale de la cathédrale de Strasbourg, vers 1880/ 1890.

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L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Septembre: la vigne

Côté Cathédrale

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Consolation, joie et Saint Esprit…

On attribue à Noé l’invention du vin, « consolation tirée du sol que le Seigneur a maudit ». La vigne et le vin, symboles de joie, de l’Esprit Saint et de sagesse, sont cités plus de 450 fois dans la Bible. Ceci peut expliquer la forte présence de la plante dans les cathédrales.

A Strasbourg, c’est le motif végétal le plus présent. Son identification dans les sculptures ne laisse aucun doute tant sa reproduction est fidèle. On distingue clairement le mouvement ondulatoire de la tige, la nervation palmée des feuilles et la forme des fruits.

En frise verticale et en décoration de console sur le portail latéral nord, sculptés sur les chapiteaux des colonnes intérieures du bas-côté sud, ou encore en magnifique guirlande tout le long de l’escalier de la chaire, sa représentation est un témoignage de la très grande habileté des sculpteurs du Moyen Age et de leur sens poussé de l’observation. Ils rendent ainsi hommage au vin, symbole par excellence, avec le pain, de la vie chrétienne.

Côté végétal

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Vitis vinifera L. – Vitacée

La vigne est une liane aux feuilles profondément lobées qui peut atteindre 15 mètres de hauteur si elle n’est pas taillée. Le raisin et sa « grappe » de baies juteuse sont l’un des plus anciens fruits cultivés par l’homme. Il est consommé cru, séché, en jus, ou fermenté en vin. Riche en vitamines, sels minéraux et sucres, il est diurétique, énergétique et facilement digéré. Son ancêtre, la vigne sauvage (Vitis vinifera subsp. sylvestris) porte de petites grappes aux fruits espacés, acides et peu sucrés. Elle pousse dans les forêts alluviales des grands fleuves d’Europe et d’Asie tempérée, là où le sol sableux et régulièrement inondé a empêché l’infestation des racines par le phylloxera, un insecte qui a décimé le vignoble français dans la seconde moitié du XIXe siècle.

La domestication de la vigne se serait opérée il y a 8000 ans dans le Caucase. Ensuite la vigne cultivée a peu à peu gagné l’ouest du bassin méditerranéen. Les Phocéens l’introduisirent six siècles avant J.-C. à Marseille, puis sa culture s’étendit vers le nord, d’abord à la période romaine puis à l’époque carolingienne.

Merci à Frédéric Tournay, botaniste de talent.
Dessin : Jaime Olivares.
Photo : Shirin Khalili.