13. Das heilige Grab

Auf der Mittagseite des Münsters hatte Bischof Berthold II., ein geborener Graf von Bucheck und des Landgrafen Sohn von Burgunden, eine schöne, geräumige Kapelle erbaut, im Jahre 1349, in der Ehre der heiligen Katharina geweiht.

Aufsatz über die Wiederherstellung des Heiligen Grabes, Schema zur Darstellung der allgemeinen Struktur und der Hauptelemente des Skulpturenschmucks.

Dahin verordnete er sein Begräbnis.

Dem rührenden, großartigen Gebrauche des Mittelalters gemäß, ließ der Bischof, bei seinen Lebzeiten, sich selbst sein Grab, in der von ihm gegründeten und eingeweihten Kapelle, aufrichten.

Wacker arbeiteten die Steinmetze an dem Gruftsteine.

Da kam, eines Tages, der Bischof denselben zu beschauen.

„Gott grüß‘ Euch! „– sagte er hereintretend zu dem Meister. – „Wie steht es mit meinem Grabe?“

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Les contes de Louis Schneegans, novembre – Le saint Sépulcre

Sur le versant sud de la cathédrale, l’évêque Berthold II, comte de Bucheck par sa naissance et fils du Landgrave de Bourgogne, avait fait construire une belle et spacieuse chapelle, qu’il consacra en 1349, en l’honneur de Sainte Catherine.

C’est là qu’il voulait être enterré.

Conformément à l’usage émouvant et magnifique du Moyen Age, l’évêque, de son vivant, fit ériger sa propre tombe dans la chapelle qu’il avait fondée et consacrée.

Fragment provenant du saint Sépulcre de la cathédrale, aujourd’hui au Musée de l’Œuvre Notre-Dame.

Les tailleurs de pierre travaillèrent avec ardeur à ce monument funéraire.

Un jour, l’évêque vint voir où on en était.

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Das Münster in der Philatelie – Das Münster und Europa

Gezahnte Klebemarke mit dem Europarat und dem Straßburger Münster – Europäer aller Länder, einigt Euch

Im Jahr 1946, kurz nach dem Ende des Zweiten Weltkrieges, rief der Brite Winston Churchill die Idee der „Vereinigten Staaten von Europa“ aus. Das Projekt, mitgetragen vom Franzosen Herriot, vom Niederländer Brugmans und vom Belgier Van Zeeland, mündete am 5. Mai 1949. An diesem Tag wurde in London die Satzung des Europarates unterzeichnet. Zehn Tage später verkündete der Präsident Robert Schumann vom Palais des Fêtes aus, dass Straßburg der Ort des Austausches sei, den Frankreich Europa zur Verfügung stellen wolle.

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12. Die Stiftung der Chorkönigspfründe

Im Jahre 1012 kam der römische König Heinrich II. nach Straßburg und wohnte hier etliche Wochen.

Keines Tages versäumte der heilige König den Gottesdienst im Münster. Des Morgens bei der Hochamte, des abends bei der Vesper und in der Nacht sogar, wenn Mettin (Nachtmesse oder Frühmesse) gesungen wurde, saß Heinrich im Chore bei Bischof Werner, seinem treuen Freunde und Rate.

Bamberger Dom – Grab Heinrich II. und Kunigunde

Mit jedem Tage fühlte sich der König wohler und heimlicher im Münster. Täglich erhob ihn mehr die einfache, anspruchslose Frömmigkeit und die innige ungeheuchelte Andacht der Brüder Mariens[i]. Nirgends hatte er noch sämtliche gottesdienstliche Handlungen mit höherer Würde und feierlicherer Weihe begehen sehen. So sehr erhob und entzückte den König die in Werners Münster befolgte Ordnung und Regel, daß allmählich der Wunsch in ihm rege wurde, immerfort zu weilen in dem hehren Heiligtume, inmitten der Brüder, und sich mit ihnen himmelan zu schwingen im Gebete, mit Messelesen und Singen.

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Les contes de Louis Schneegans, octobre – La fondation de la prébende du roi de chœur

Cathédrale de Strasbourg, bas-côté nord, baie VII : Henricus Imperator Babinbergensis (Henri II)

En l’an 1012, Henri II, roi des Romains, arriva à Strasbourg où il séjourna quelques semaines.

Chaque jour, sans aucune exception, il assistait au service divin dans la cathédrale. Le matin à la messe solennelle, le soir aux vêpres, et même la nuit, quand on chantait matines (la messe nocturne ou matinale), Henri était assis dans le chœur aux côtés de l’évêque Werner, son ami et conseiller.

Chaque jour, le roi se sentait plus à l’aise et comme chez lui dans la cathédrale. Chaque jour, il était de plus en plus attiré par la piété simple et sans prétention, par la dévotion intime et sans hypocrisie des Frères de Marie[1]. Nulle part ailleurs il n’avait vu toutes les cérémonies cultuelles célébrées avec une plus grande dignité et solennité, nulle part ailleurs il n’avait autant ressenti leur sacralité. Les statuts de la règle que l’on suivait dans la cathédrale de Werner élevaient et charmaient tellement le roi que germa progressivement en lui le désir de demeurer indéfiniment dans l’auguste sanctuaire, parmi les frères, et de s’élever avec eux au ciel en se joignant à eux lors des prières, des messes et des chants.

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La cathédrale et la philatélie – La cathédrale et l’Europe

Vignette dentelée avec le Conseil de l’Europe et la Cathédrale de Strasbourg – Européens de tous pays, unissez-vous.

En 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le britannique Winston Churchill lançait l’idée des « États Unis d’Europe ». Ce projet partagé avec le français Herriot, le néerlandais Brugmans et le belge Van Zeeland, aboutit le 5 mai 1949 à la signature, à Londres, du statut du Conseil de l’Europe. Dix jours plus tard, le président Robert Schumann proclame au Palais des Fêtes que Strasbourg sera la tribune que la France offre à l’Europe.

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Victor Hugo, « l’énorme cathédrale »

Pour illustrer ce texte, j’ai choisi cette photographie de Notre-Dame pour sa couleur dorée,  telle qu’elle apparaît aux yeux des alsaciens. La Chouette Photo.

L’énorme cathédrale, le sommet le plus haut qu’ait bâti la main de l’homme après la grande pyramide, se dessinait nettement sur un fond de montagnes sombres d’une forme magnifique, dans lesquelles le soleil baignait çà et là de larges vallées. L’œuvre de Dieu faite pour les hommes, l’œuvre des hommes faite pour Dieu, la montagne et la cathédrale, luttaient de grandeur. Je n’ai jamais rien vu de plus imposant.

Victor Hugo, Le Rhin, 1838-1842

Photographie : la Chouette Photo

11. Die beiden Arbeiter

Es war im Jahre 1276, am Feste der Lichtmesse, als man in Straßburg sich anschickte, den Bau der prachtvollen, majestätischen Vorderfassade des Münsters, nach der durch Meister Erwin von Steinbach gestellten Visierung zu beginnen.

Anonyme, Cathédrale de Strasbourg, aquarelle, après 1870.

Konrad von Lichtenberg, reich geschmückt im bischöflichen Ornate, hielt selbst an diesem Tage die Messe von Unserer  Lieben Frauen, auf dem Fronaltare im Münster,  und flehte zu Gott und seiner lieben Mutter, Patronin der Kathedralkirche und der Stadt, daß sie gnädig und huldreich herabsehen möchte auf den Bau, der nun, zu ihrer Ehre, aufgeführt werden sollte.

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Les contes de Louis Schneegans, septembre – Les deux ouvriers

C’était en l’an de grâce 1276, à la fête de la Chandeleur, que Strasbourg avait commencé la construction de la magnifique et majestueuse façade de la cathédrale, selon le projet proposé par maître Erwin de Steinbach.

Charles Wild, La cathédrale de Strasbourg, estampe en couleur, 1830

Ce jour-là, Conrad de Lichtenberg, richement revêtu de ses habits épiscopaux, célébra lui-même la messe de Notre-Dame sur le maître-autel de la cathédrale et supplia Dieu et sa chère Mère, patronne de la cathédrale et de la ville, de jeter un regard bienveillant et clément sur la construction qui devait maintenant se faire en son honneur.

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Cathédrale dans le brouillard

Cette cathédrale est un véritable personnage; elle fait penser à ceux de Balzac qui « n’acquièrent de la signification que parce qu’ils croient à la signification de l’atmosphère dans laquelle ils vivent » (Robert Musil, Journaux) .

J’aime particulièrement cette photographie car la cathédrale y est tellement présente, comme si elle balayait tranquillement le flou que le brouillard tente de lui infliger.

Bernard Stoloff
www.bernard-stoloff.fr/