L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Janvier : le palmier

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Zachée juché sur un palmier du portail central.

Côté cathédrale

Avant d’être un symbole judéo-chrétien, les palmes représentaient chez les grecs un signe de distinction. On les offrait lors de victoires aux héros et aux athlètes. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Janvier : le palmier »

Sébastien Antoine Klotz présenté par Jean Klotz

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Portrait de Sébastien Antoine Klotz (coll. part., ph. J. Gross)

Sébastien Antoine Klotz (1756-1819) est moins connu que son petit fils Gustave (1810-1880). Déjà issu d’une famille de bâtisseurs, sa vie fut aussi bien remplie. Avant, pendant et après la révolution, il fut successivement, voire simultanément, architecte de l’Œuvre Notre Dame (1785-1811), brasseur (1794-1800), puis entrepreneur de bâtiment chargé notamment des travaux d’entretien des immeubles municipaux (1800-1819). A sa mort en 1819, il a laissé à ses descendants la brasserie du Luxhof, rue de la Comédie, aujourd’hui résidence Charles de Foucaud, à l’époque un restaurant réputé, le chantier du Zimmerhof en bordure du canal du Faux Rempart, là où se trouve aujourd’hui la villa Greiner, et une maison de campagne au bord du canal de la Bruche. Continuer à lire … « Sébastien Antoine Klotz présenté par Jean Klotz »

Harriet Beecher Stowe de passage à Strasbourg

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La cathédrale selon Friedrich Eibner (Strasbourg, Cabinet des Estampes)

Nous sommes arrivés ici dans la soirée ; je laissai les voitures du chemin de fer la tête pleine de la cathédrale. La première chose que je vis en levant mes yeux, ce fut une flèche d’église brunie.

Ce monument me parut trop bas et trop large, eu égard à ce que j’avais entendu dire de sa grâce merveilleuse et de sa légèreté ; que dis-je ? quelque mauvais génie me soufflait à l’oreille l’épithète de lourd.

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L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Décembre : le figuier

Côté Cathédrale

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Symbole de la Bible

Symbole de la Bible elle même c’est à dire de la science religieuse, le figuier est l’arbre généreux et secourable par excellence. A ne pas confondre avec son cousin le figuier sycomore associé à Zachée, chef des collecteurs d’impôts et personnage complexé qui juché sur un sycomore regarde l’entrée de Jésus dans Jéricho. Cette fameuse scène est représentée dans les vitraux du XVIe siècle du bas-côté sud. Mais elle est interprétée différemment sur la sculpture du tympan du portail central.
En regardant de plus près, on remarque de nombreux figuiers dans les vitraux de la Cathédrale. Ainsi, se sont les feuilles de figuiers qui couvrent la nudité d’Adam et d’Eve à l’origine, même si, elles ont été remplacées plus tard dans l’imagerie populaire par la feuille de vigne, plus répandue dans la région. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Décembre : le figuier »

Hervé Doucet, « Der Vierungsturm des Straßburger Münsters von Gustave Klotz »

Anonyme_Tour de croisée_77.998.0.544In dem zweiten, vom Straßburger Münsterverein und dem Werk Unserer Lieben Frau (Fondation de l’Œuvre Notre Dame) organisierten, wie immer sehr gut besuchten Vortrag am Mittwoch dem 14. November 2018 im Saal des Münsterhofs ging es um die Person und das Werk des bedeutenden Architekten Gustave Klotz, nach dessen Entwurf nach langem Ringen der heutige Vierungsturm erbaut wurde. Der Straßburger Lehrbeauftragte für Kunstgeschichte, Dr. Hervé Doucet, stellte das Schaffen dieses Architekten vor, der zwischen 1837 bis zu seinem Tod 1880 unter anderem als Architekt der Münsterbauhütte (Oeuvre Notre Dame) in Straßburg tätig war und als solcher bedeutende Baumaßnahmen am Münster durchführte. Die Originalität des Vortrags bestand darin, die Arbeit von Gustave Klotz in Beziehung zu setzen zu zwei andern maßgebenden französischen Architekten seiner Zeit, Henri Labrouste und Eugène Viollet-le-Duc. Labrouste war seinerzeit berühmt und geschätzt, zunächst als Theoretiker und Leiter eines „freien“, der Pariser Ecole des Beaux-Arts angegliederten Ateliers, das auf Initiative von acht jungen Architekturstudenten 1830 eingerichtet wurde – darunter der junge Gustave Klotz. Diese Gruppe von innovativ eingestellten jungen Studenten schätzte die Herangehensweise Labroustes an die klassische antike Architektur. Es ging ihm darum, die Bauweise und die Funktion dieser Baudenkmäler zu analysieren. Daraus ergab sich keine Imitation des Klassischen, sondern die Tendenz einer rationalistischen Architektur (nicht zu verwechseln mit dem späteren, italienischen Rationalismus ab ca. 1920). Die Form sollte sich aus der Funktion herleiten, und sich der neu verfügbaren Materialien bedienen. Labrouste verwirklicht dieses Prinzip in der vielkopierten Pariser Bibliothèque Sainte-Geneviève (1843-1850), die auch einen Abglanz in dem großen Saal der Straßburger Aubette findet (1874 erbaut von dem städtischen Architekten Jean-Geoffroy Conrad). Continuer à lire … « Hervé Doucet, « Der Vierungsturm des Straßburger Münsters von Gustave Klotz » »

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Novembre : le pommier

Côté Cathédrale

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Le fruit de la tentation

Pommes d’Or du jardin des Hespérides, ayant le pouvoir de charmer quiconque les regarde, ou pomme de vengeance jetée par la déesse Discorde pour diviser et semer la dispute entre les dieux, la pomme a depuis l’antiquité et la mythologie grecque, des vertus qui peuvent faire pencher du côté du mal.

Ainsi, les textes bibliques ne font que reprendre ce même poids de séduction et de division qui mènera Adam et Eve à croquer la pomme interdite et se faire chasser du jardin d’Eden. La pomme d’Adam symbolise donc le déchaînement des désirs terrestres et la quête de l’immortalité.

L’iconographie chrétienne représente volontiers la scène du péché originel à travers les vitraux et les sculptures des cathédrales. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Novembre : le pommier »

Hervé Doucet, « La tour de croisée de la cathédrale de Strasbourg : Gustave Klotz entre Labrouste et Viollet-le-Duc »

La foule des grands jours s’est déplacée pour la conférence d’Hervé Doucet – professeur d’université à Strasbourg – donnée le mercredi 14 novembre par la Société des Amis de la cathédrale et la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame.

Cathedrale_Tour de croisee_77.998.0.539_mb Continuer à lire … « Hervé Doucet, « La tour de croisée de la cathédrale de Strasbourg : Gustave Klotz entre Labrouste et Viollet-le-Duc » »

Ein Besuch in Molsheim und Schlettstadt am Samstag, den 13. April 2018


Der Tag begann mit einer Führung im Kartäuserkloster von Molsheim, die Raymond Keller leitete. Die Kartäuser siedelten sich schon 1598 in Molsheim an, eine Stadt, die dem Bischof von Straßburg zugeordnet war und gründeten dort ein großes Kloster in der Nähe der Stadtmauer. Die unterschiedlichen Klostergebäude waren um die Kirche herum angeordnet. Insgesamt 18 individuelle Klosterzellen waren um einen Kreuzgang verteilt, dessen Glasfenster Laurent und Barthélémy Linck zu verdanken sind. Jede Zelle bestand aus drei Räumen und einem kleinen Garten, sodass sich jeder Kartäusermönch von der Welt abschotten konnte. Kartäusermönche waren zwar vor allem geistig tätig, verrichteten jedoch auch körperliche Arbeit. Entsprechend konnte sich jeder Mönch ein Handwerk aussuchen und richtete sich eine Werkstatt in einem seiner drei Räume ein. Das Kloster wurde während der Revolution größtenteils zerstört. Heute bemühen sich der von Louis Schaefli gegründete Verein „Bénévoles du Chantier de la Chartreuse“ (Ehrenamtliche der Kartäuserkloster-Baustelle) und die Stadt Molsheim um die Restaurierung des Klosters. Durch Spenden und Ankäufe konnten einige der Zellen wiederaufgebaut und eingerichtet werden. Diese Zellen geben Einblicke in das, was man vom Alltag des Klosters weiß, sowie in unterschiedliche Themen wie Bibliothek, Handwerk/Handarbeit und dergleichen. Continuer à lire … « Ein Besuch in Molsheim und Schlettstadt am Samstag, den 13. April 2018 »

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Octobre : le blé

Côté Cathédrale

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Ceci est mon corps !

Jésus dit : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits » (Evangile selon Saint Jean). Cette métaphore décrit le symbolisme du blé souligné tout au long des textes bibliques. D’une part, don gracieux de Dieu et d’autre part mobilisant constamment les hommes par le soin, le blé cristallise les questions liées à la justification du travail. Il apporte nourriture mais il exige de l’homme de contribuer à cette multiplication.

Sa présence sur la Cathédrale médiévale est donc logique à travers des scènes de labeurs, récoltes et travaux des champs (portail sud, côté droit, en quinconce des signes du zodiaque). Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Octobre : le blé »

Marc C. Schurr, « Erwin von Steinbach – Mythen und Wirklichkeit »

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Bust von Erwin von Steinbach im Walhalla, Landolin Ohmacht

Am 10. Oktober fand im vollbesetzten Saal das Münsterhofs die erste Veranstaltung der gemeinsamen Vortragsreihe 2018-2019 des Münstervereins und des Werks Unserer Lieben Frau (Œuvre Notre Dame) satt. Der Vorsitzende des Münstervereins Prof. Dr. Marc Carel Schurr beleuchtete die Figur des berühmten Erwin von Steinbach, dessen Leben und Tätigkeit in der Straßburger Münsterbauhütte nur zum Teil dokumentarisch belegt sind, der aber im Straßburger Volksmund seit Langem als der geniale mittelalterliche Architekt schlechthin gilt. Man schrieb ihm den Bau der Westfassade samt Turm, ja des ganzen Münsters zu. Diese Vorstellungen beruhen zum Teil auf den begeisterten Schriften des Johann Wolfgang Goethe, dem sich als jungem Studenten das Straßburger Münster als geniale Schöpfung eines von allen akademischen Fesseln freien, künstlerisch selbstbestimmten Baumeisters offenbarte. Er stilisierte ihn zu einem Leitbild des Sturm und Drang („Von deutscher Baukunst“, 1773). Nach Auffindung der originalen Münsterbaupläne von Köln (1810) erhob derselbe Goethe die Erfindung der gotischen Baukunst zum Inbegriff des Genius der deutschen Nation, in Abgrenzung u.a. zu den Franzosen. So trug er mit anachronistischen Argumenten zum Entstehen einer nationalistisch motivierten Kunstgeschichte bei. Desgleichen weist der Nazarener Overbeck dem deutschen Genie Erwin einen prominenten Platz in seinem Gemälde „Der Triumph der Religion in den Künsten“ (1840) zu. Andererseits zirkulieren lokale Legenden über den Familienvater Erwin, der insbesondere mit seiner Tochter, der Bildhauerin Sabine, in der Münsterbauhütte tätig gewesen sei.

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