Clemens Brentano und der hohe Münsterturm

72128885_10156683932663715_2195189572038557696_oBesonders hat mich der hohe Münsterturm erschüttert, als ich aus einem schattigen Baumgang hervortrat und ihn über die Dächer der Nachbarhäuser auf mich niederschauen sah. […] Wenn ich die Blätter und Zweige der Bäume betrachte, so frage ich nicht, wie sie da hinaufgekommen, und erschrecke nicht, wenn sie sich hin und her bewegen mit Rauschen ; aber wenn ich diesen wunderbaren Turm anschaue mit seinen vielen Türmlein, Säulen und Schnörkeln, die immer auseinander heraustreiben und durchsichtig sind wie das Gerippe eines blattes, dann scheint er mir wie der Traum eines tiefsinnigen Werkmeisters, vor dem er wohl selbst erschrecken würde, wenn er erwachte und ihn so fertif in den Himmel ragen sähe.

Clemens Brentano (1778-1812), Aus der Chronika eines fahrenden Schülers (1818)

Ph. : Christophe Didierjean

Harriet Beecher Stowe de passage à Strasbourg

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La cathédrale selon Friedrich Eibner (Strasbourg, Cabinet des Estampes)

Nous sommes arrivés ici dans la soirée ; je laissai les voitures du chemin de fer la tête pleine de la cathédrale. La première chose que je vis en levant mes yeux, ce fut une flèche d’église brunie.

Ce monument me parut trop bas et trop large, eu égard à ce que j’avais entendu dire de sa grâce merveilleuse et de sa légèreté ; que dis-je ? quelque mauvais génie me soufflait à l’oreille l’épithète de lourd.

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Goethe à la recherche dʼErwin

ErwinGoethe reste moins de deux ans à Strasbourg, mais ce court séjour dans son parcours d’étudiant le marque profondément. Certes, il y rencontre une jeune fille et en tombe amoureux… Mais surtout, il est saisi devant la cathédrale et se passionne pour celui qui, alors, passe pour son architecte, Erwin de Steinbach. Malgré d’intenses recherches, il ne retrouvera pas son épitaphe, cachée dans une courette alors encombrée. Mais le texte qu’il publie de retour à Francfort, Von deutscher Baukunst (1772), est une étape fondamentale dans la réhabilitation de l’art gothique. En voici l’extrait consacré à Erwin, suivi de sa traduction en français : Continuer à lire … « Goethe à la recherche dʼErwin »

Victor Hugo et la cathédrale

Image1Tout à coup, à un tournant de la route, une brume s’est enlevée, et j’ai aperçu le munster. Il était six heures du matin. L’énorme cathédrale, le sommet le plus haut qu’ait bâti la main de l’homme après la grande pyramide, se dessinait nettement sur un fond de montagnes sombres d’une forme magnifique, dans lesquelles le soleil baignait çà et là de larges vallées. L’œuvre de Dieu faite pour les hommes, l’œuvre des hommes faite pour Dieu, la montagne et la cathédrale, luttaient de grandeur.

Je n’ai jamais rien vu de plus imposant.

Victor Hugo, Le Rhin, 1838-1842
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Ill. : Justin Ouvrié, aquarelle et rehauts de gouache, 1831, Paris, Bibliothèque nationale de France.

Ehrenfried Stöber : « Ich bin e hiesi’s Burjerskind ! »

Ehrenfried Stöber (1779-1835) fut un ardent promoteur du dialecte alsacien à l’époque romantique : il créa dans sa langue des poésies, des pièces de théâtre… Mais le lit-on encore aujourd’hui ? Découvrez un de ses poèmes, consacré à la cathédrale de Strasbourg :

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