Balthazars kleiner Hund

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Der Zug der Heiligen Drei Könige, am Nord-Portal des Münsters (St.-Lorenz-Portal), Anfang des 16. Jahrhunderts, mit modernen Kopien.

Der heilige Matthäus ist der einzige der vier Evangelisten, der die Ankunft der Weisen aus dem Morgenland erwähnt, um dem König der Juden in Bethlehem zu huldigen (2:1-12). Im dritten Jahrhundert ist es eine Selbstverständlichkeit: Sie sind Könige, sie sind drei, sie verkörpern sowohl die drei Zeitalter des Lebens als auch die drei damals bekannten Teile der Welt, Asien, Afrika und Europa. Im achten Jahrhundert tragen sie einen Namen: Melchior, Caspar und Balthazar. Continuer à lire … « Balthazars kleiner Hund »

Le petit chien de Balthazar

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Le cortège des Rois Mages du portail nord de la cathédrale (portail Saint-Laurent), début du XVIe siècle, avec les copies modernes

Saint Mathieu est le seul des quatre évangélistes à évoquer la venue de sages venus de l’Orient rendre hommage au roi des Juifs à Bethléem (2, 1-12). Au IIIe siècle, c’est acquis : ils sont rois, ils sont trois, ils incarnent à la fois les trois âges de la vie et les trois parties du monde alors connues, Asie, Afrique et Europe. Au VIIIe siècle, ils portent un nom : Melchior, Gaspard et Balthazar. Au début du XVIe siècle, ces réécritures successives ont la légitimité de la tradition et lorsque Jean d’Aix-la-Chapelle sculpte le portail Saint-Laurent de la cathédrale, il n’a guère de marge de manœuvre. Sur l’ébrasement gauche, la place d’honneur est dédiée à une monumentale Vierge qui porte l’Enfant dans ses bras. Celui-ci se penche en avant et s’intéresse au personnage suivant, un vieillard tête nue qui plie un genou devant lui et ouvre son calice : Melchior. A ses côtés, prêt à rendre l’hommage à son tour, désignant le Christ du doigt, Gaspard, le mage d’âge mûr. Et enfin, le plus jeune des trois, Balthazar, le maure aux traits bien reconnaissables, ôte son chapeau en signe de déférence. Derrière lui, peu visible et à l’écart, un de ses suivants attend. Continuer à lire … « Le petit chien de Balthazar »

Les incendies de la cathédrale de Strasbourg du Moyen Âge à l’époque contemporaine

Le terrible incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris survenu le 15 avril 2019 a rappelé au monde entier la vulnérabilité des anciens monuments face au feu. L’opinion alsacienne s’est immédiatement inquiétée de l’existence d’un tel risque à la cathédrale de Strasbourg et des mesures prises pour le réduire au minimum (Dernières Nouvelles d’Alsace du 17 avril 2019). Comme bien d’autres monuments historiques, la cathédrale de Strasbourg a déjà été touchée par plusieurs incendies au cours de son histoire millénaire, avec des causes et des conséquences variées. Continuer à lire … « Les incendies de la cathédrale de Strasbourg du Moyen Âge à l’époque contemporaine »

Elisabeth von Thüringen

Unter den Skulpturen des Münsters sticht die Statue der heiligen Elisabeth von Thüringen an der Seite der Katharinenkapelle hervor. Schauen wir uns dieses Werk an.

Von der Biographie zur Geschichte

Elisabeth 11207 als Tochter eines Königs im Norden Ungarns geboren, wurde sie im Alter von vier Jahren mit dem Sohne des Herzogs von Thüringen verlobt, an dessen Hof sie fortan aufgezogen wurde. Im Alter von dreizehn Jahren wurde ihre Hochzeit gefeiert und sie gebar bald drei Kinder; die Familie lebte auf der Wartburg in Eisenach. Von da an setzte sie ihre wohltätige Nächstenliebe fort, wie das Rosenwunder in ihrer Hagiographie es nachweist. Nach dem Tode ihres Mannes, wurde sie von ihrem Schwager aus dem Palast vertrieben, aber erhielt später dank der Unterstützung des Kaisers ihre Rechte wieder zurück. Geprägt vom Geist der Armut, den das Evangelium so hochschätzt, ließ sie sich in einer Einsiedelei im hessischen Marburg nieder und legte 1230 ihre Gelübde im Dritten Orden der Franziskaner ab. Niemals an Mitteln sparend, finanzierte sie von ihrem eigenen Geld ein Krankenhaus und hörte nie auf, sich den Bedürftigsten, vor allem den Kranken, zu widmen. Sie starb 1231, im Alter von 24 Jahren. Continuer à lire … « Elisabeth von Thüringen »

Élisabeth de Thuringe

Parmi les sculptures de la cathédrale, figure en bonne place la statue de cette sainte, le long de la chapelle Sainte-Catherine. Intéressons-nous à cette œuvre.

De la biographie à l’histoire  

Elisabeth 1Née fille de roi au nord de la Hongrie en 1207, elle fut fiancée à quatre ans au fils du duc de Thuringe à la cour duquel elle fut dès lors élevée. A treize ans son mariage fut célébré et elle donna rapidement le jour à trois enfants, la famille vivant à la Wartburg, à Eisenach. Elle ne cessa dès lors de pratiquer des œuvres de bienfaisance, illustrées ici par le mendiant à ses côtés. A la mort de son époux, elle fut chassée de son palais par son beau-frère avant de recouvrer ses droits grâce au soutien de l‘empereur. Marquée par l’esprit de pauvreté prôné par l’Évangile, elle s’établit à Marburg en Hesse, dans un ermitage et prononça ses vœux dans le Tiers-ordre franciscain en 1230. Ne lésinant jamais sur les moyens, elle finança de ses deniers un hôpital et ne cessa de se dévouer aux plus démunis, notamment les malades. Elle mourut en 1231, à 24 ans. Continuer à lire … « Élisabeth de Thuringe »

Meister Erwin von Steinbach – Die Ausbreitung eines Mythos : von Straßburg nach Europa

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Erwin von Steinbach, Kunsthistorisches Museum, Wien.

Für Erwin beginnt alles, oder fast alles, mit dieser Inschrift: « Im Jahr des Herrn 1277, dem Tag des Heiligen Urban, wurde dieses glorreiche Werk von Meister Erwin von Steinbach begonnen ». Die Inschrift, die lange auf einem der Westportale der Kathedrale sichtbar gewesen wäre, sollte dort in weißen gotischen Großbuchstaben auf blauem Grund lesbar sein. Sie kündigte der ganzen Welt die Identität des Vaters dieses berühmten Gebäudes. Continuer à lire … « Meister Erwin von Steinbach – Die Ausbreitung eines Mythos : von Straßburg nach Europa »

Maître Erwin, l’expansion d’un mythe strasbourgeois et … européen

Maître Erwin, par Philippe Grass. Wikipedia
Maître Erwin, par Philippe Grass.

Pour Erwin, dit de Steinbach, tout, ou presque, commence avec cette inscription : « En l’an du Seigneur 1277, le jour de saint Urbain, c’est ce glorieux ouvrage que commença Maître Erwin de Steinbach ». Longtemps visible sur l’un des portails occidentaux de la cathédrale, elle y aurait figuré en majuscules gothiques de couleur blanche sur fond bleu. Elle signalait au monde entier l’identité du père de cet illustre édifice. Continuer à lire … « Maître Erwin, l’expansion d’un mythe strasbourgeois et … européen »