L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Mai : le houblon

Côté Cathédrale

Houblon-
De la saveur amère de la bière.

Le houblon n’est pas une plante véritablement symbole, associée à un saint ou un personnage de la Bible. Cependant sa présence dans la flore des cathédrales d’Europe du nord est bien visible aux côtés d’autres plantes grimpantes comme le lierre et le liseron sculptés sous forme de décoration de frise végétale.

Il apparaît dans l’architecture gothique de la période dite de « l’art maniériste » (1230/40 – 1350) où le courant humaniste incite à observer la nature. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Mai : le houblon »

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L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Avril : l’olivier

Côté Cathédrale

Mont-des-oliviers
Le bois de la Sainte Croix.

Après le Déluge, la colombe envoyée par Noé en éclaireuse, revient, tenant en son bec un brin d’olivier, symbole de paix retrouvée. Selon une légende ancienne, le bois d’olivier, avec celui du cèdre et celui du cyprès, a servi à fabriquer la Sainte Croix. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Avril : l’olivier »

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Mars : la douce-amère

Côté cathédrale

Douce-amère
« Herbe d’amour »

En sorcellerie la douce-amère était dénommée « herbe d’amour », ce qui laisse supposer que les cueilleuses de plantes connaissaient parfaitement ses propriétés.

Au Moyen Age, époque où le mal et le bien, bénéfique et maléfique, ange et démon s’opposent dans les représentations bibliques, on trouve tout naturellement à coté des herbes des saints, les herbes des sorcières et du diable aux réels pouvoirs narcotique ou hallucinogène.

La présence de la douce-amère sur les bas reliefs de la porte de bronze (Portail central de la façade occidentale) de la Cathédrale de Strasbourg, aux côtés de la mauve adoucissante et du bouillon-blanc bénéfique contre la toux, n’a donc rien de surprenante, bien au contraire.

Côté végétal

douce-amere-bota
Solanum dulcamara (L.) Schott. – Solanacée

La douce-amère appartient à la famille des Solanacées, vaste groupe cosmopolite composé d’environ 3000 espèces, qui comprend des plantes comestibles comme la tomate et la pomme de terre mais aussi des végétaux très toxiques, tels le datura ou la belladone.

Le Solanum dulcamara est un sous-arbrisseau à tiges grimpantes ou retombantes commune dans les lieux frais d’Europe, d’Asie occidentale et d’Afrique du Nord.

Son nom commun vient du goût qu’ont ses tiges fraîches : douceâtre dans un premier temps, puis franchement amer. L’étymologie de son nom d’espèce a la même origine : « dulcamara » vient du latin « dulcis » doux, sucré et « amara » qui signifie amer.

Quoi qu’il en soit, il faut éviter de consommer cette plante car elle contient de multiples composés toxiques (glycoalcaloïdes).

Malgré cela, la douce-amère est utilisée depuis deux millénaires en pharmacopée traditionnelle. Ses tiges ont des propriétés sudorifiques (elles augmentent la sudation) et dépuratives (elles aident à l’élimination des toxines par le foie). Ses feuilles furent employées pour fabriquer des cataplasmes calmants et pour lutter contre les dermatoses (abcès, acné, eczéma…). Dès le Moyen Age, ses baies étaient recherchées pour un usage cosmétique : elles étaient sensées dissiper les taches du visage et de la peau.

Merci à Frédéric Tournay, botaniste de talent.
Dessin : Jaime Olivares.
Photo : Shirin Khalili.

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Février : l’armoise

Côté Cathédrale

Le manichéisme du Moyen Age oppose bien et mal, bénéfique et maléfique. Ainsi les plantes des saints (benoite, valériane, plantain, fougère, trèfle, lierre…) aux pouvoirs guérisseurs sont représentées aux coté des herbes des sorcières et des magiciens (aconit ou herbe de Médée, belladone, colchique, hellébore, pavot, ciguë…).
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Considérée comme la « mère-des-herbes et l’herbe-des-mères », c’est tout naturellement que l’armoise aux vertus médicinales se trouve dans l’iconographie des cathédrales. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Février : l’armoise »

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Janvier : le palmier

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Zachée juché sur un palmier du portail central.

Côté cathédrale

Avant d’être un symbole judéo-chrétien, les palmes représentaient chez les grecs un signe de distinction. On les offrait lors de victoires aux héros et aux athlètes. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Janvier : le palmier »

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Décembre : le figuier

Côté Cathédrale

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Symbole de la Bible

Symbole de la Bible elle même c’est à dire de la science religieuse, le figuier est l’arbre généreux et secourable par excellence. A ne pas confondre avec son cousin le figuier sycomore associé à Zachée, chef des collecteurs d’impôts et personnage complexé qui juché sur un sycomore regarde l’entrée de Jésus dans Jéricho. Cette fameuse scène est représentée dans les vitraux du XVIe siècle du bas-côté sud. Mais elle est interprétée différemment sur la sculpture du tympan du portail central.
En regardant de plus près, on remarque de nombreux figuiers dans les vitraux de la Cathédrale. Ainsi, se sont les feuilles de figuiers qui couvrent la nudité d’Adam et d’Eve à l’origine, même si, elles ont été remplacées plus tard dans l’imagerie populaire par la feuille de vigne, plus répandue dans la région. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Décembre : le figuier »

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Novembre : le pommier

Côté Cathédrale

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Le fruit de la tentation

Pommes d’Or du jardin des Hespérides, ayant le pouvoir de charmer quiconque les regarde, ou pomme de vengeance jetée par la déesse Discorde pour diviser et semer la dispute entre les dieux, la pomme a depuis l’antiquité et la mythologie grecque, des vertus qui peuvent faire pencher du côté du mal.

Ainsi, les textes bibliques ne font que reprendre ce même poids de séduction et de division qui mènera Adam et Eve à croquer la pomme interdite et se faire chasser du jardin d’Eden. La pomme d’Adam symbolise donc le déchaînement des désirs terrestres et la quête de l’immortalité.

L’iconographie chrétienne représente volontiers la scène du péché originel à travers les vitraux et les sculptures des cathédrales. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Novembre : le pommier »