Eugène Dock (1827-1890) à la cathédrale de Strasbourg

Depuis peu, les dessins et réalisations d’Eugène Dock sont redécouverts : une première exposition au musée Bartholdi de Colmar sur ses liens avec le célèbre sculpteur, une deuxième à la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg portant sur ses dessins…

Eugène Dock (photo DNA/Nicolas Pinot)

Artiste aux multiples casquettes (sculpteur, statuaire, dessinateur, ornemaniste), Dock a commencé son apprentissage dès l’âge de dix-huit ans dans les ateliers de l’Œuvre Notre-Dame et complète sa formation à l’école des Beaux-Arts de Paris. Un de ses premiers employeurs est l’ébénisterie Tahan à Paris, avec laquelle il prend part à l’Exposition Universelle en 1855. Environ cinq ans plus tard, il revient dans sa région natale. Mais le véritable tournant dans sa carrière est lié aux réfections qui suivent la guerre de 1870 : la Préfecture, l’Aubette, la maison Kammerzell mais aussi la cathédrale.

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La vérité sur le faux rayon vert

Chaque année, aux jours d’équinoxe, un rayon de soleil vient éclairer une sculpture en pierre de la chaire. Cette sculpture représente un Christ en croix et la lumière de ce rayon de soleil est verte. En effet celui-ci traverse simplement un morceau de verre de couleur verte qui forme le pied d’un personnage de vitrail. Ce dernier est situé en partie haute de la nef, dans la quatrième travée du triforium sud.

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In der Katharinenkapelle

Am 8. März dieses Jahres konnten etwa zehn Mitglieder des Vereins einer Führung der Katharinenkapelle folgen, die von Marc Carel Schurr geleitet wurde. Zwei Wochen später waren es die deutschsprachigen Mitglieder, die diese außerordentlich schöne Kapelle mit den entsprechenden Erläuterungen bei abendlicher Beleuchtung bewundern konnten.

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F.O.ND., Fabrique de la cathédrale, D.R.A.C., « Travaux et interventions de 2020 à 2021 »

Le 16 mars dernier, les représentants de la Fondation de l’Œuvre Notre Dame et de la Fabrique de la cathédrale se sont joints au conservateur des monuments historiques et à l’architecte en chef des monuments historiques pour rendre compte de leurs activités à la cathédrale sur la période 2020 et 2021.

Les travaux sur la façade du croisillon sud du transept.
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F.O.N.D., Fabrique des Münster, D.R.A.C., « Arbeitsbericht 2020-2021 »

In einem gemeinsamen Vortrag am 16. März 2022 – genau am 2. Jahrestag des ersten Lockdowns – legten Vertreter der „Fondation de l‘Oeuvre Notre Dame“ und der „Fabrique“ des Münsters, der Konservator für Denkmäler sowie der leitende Architekt Rechenschaft über ihre Aktivitäten am Münster in den Jahren 2020 und 2021 ab. Alle betonten den pandemiebedingt außergewöhnlichen Kontext, wie auch den Personalwechsel in mehreren leitenden Ämtern wie „archiprêtre“ (der Münsterpfarrer), „architecte des bâtiments de France“ und Konservator. Allerdings kamen die Arbeiten am Münster in diesen beiden Jahren nicht zum Erliegen.

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À la chapelle Sainte-Catherine

Le 8 mars 2022, une dizaine de personnes a pu bénéficier d’une visite de la chapelle Ste-Catherine, commentée par Marc Carel Schurr.

Commanditée en 1331 par l’évêque de Strasbourg Berthold de Bucheck, elle devait servir de chapelle funéraire pour son propre tombeau. L’œuvre Notre-Dame étant occupée à finaliser la voûte au-dessus du narthex, les travaux n’ont pu effectivement démarrer que vers 1342.

Construite par extension de la cathédrale, sur deux travées de contreforts, dans l’angle entre la nef et le transept sud de la cathédrale, la chapelle fut consacrée en 1349, du vivant de l’évêque.

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Devant les dessins médiévaux

Mardi 22 mars, quinze membres des Amis de la cathédrale ont pu suivre une visite guidée des dessins d’architecture au musée de l’Œuvre Notre-Dame, sous la houlette de J.-D. Touchais, attaché de conservation.

Dans un premier temps, ils ont eu droit aux commentaires des trois dessins visibles actuellement. Les dessins de l’O.N.D. sont en effet exposés par rotation pour une durée déterminée, afin de les préserver de la lumière, nocive à leur parfaite conservation. Passant de l’un à l’autre avec des retours destinés à souligner les rapprochements et différences, M. Touchais a répondu aux questions qui fusaient à tout moment.

Il a présenté le plan et l’élévation de la chaire de la cathédrale, dessin composé de deux pièces de parchemin. Si le petit chien y est absent, on reconnaît nettement la marque de Hans Hammer. Il a notamment insisté sur les différences entre le projet et la chaire actuelle, qui confirment la liberté dont jouissaient les tailleurs de pierre et les sculpteurs.

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La cathédrale et la philatélie – Les timbres commémoratifs, 1

Congrès nationaux et internationaux, colloques, anniversaires, commémorations rythment la vie d’une grande ville comme Strasbourg et donnent lieu à des émissions de timbres qui intègrent l’image de sa cathédrale.

1960 : 150e anniversaire de la première École Normale à Strasbourg

« Sous tous les rapports, la supériorité de l’éducation populaire dans l’Académie de Strasbourg est frappante, et la conviction du pays l’attribue à l’existence de l’Ecole normale primaire », remarquait en 1833 le ministre de l’Instruction publique, François Guizot, alors qu’il signait la loi sur la liberté de l’enseignement.

C’est Napoléon qui, par décret impérial de 1810, créa une « classe normale » pour former les maîtres d’école à Strasbourg, à l’initiative du préfet Adrien de Lezay-Marnésia, soucieux de pallier l’insuffisance d’enseignants francophones. Ce dispositif sera ensuite étendu à la France entière avec les Écoles Normales (aujourd’hui INSPE).

150e anniversaire de la première école normale à Strasbourg, 1960. La façade de la cathédrale est bien visible à gauche.

1976, émission Europa, « l’artisanat » – la faïence de Strasbourg Ce sont les Espagnols, puis les Italiens qui inventèrent une céramique que les Français nommèrent faïence : un émail cru, coloré, porté au feu, mais qui ne fixait pas la couleur rouge. Au XVIIIe siècle, la cuisson sur émail cuit permet une palette de couleurs plus étendue et plus nuancée. Une famille de Saxe, les Hannong, fonde une faïencerie à Strasbourg en 1709. Leur technique connaitra un grand succès grâce aux décors floraux bien rendus. La « façon de Strasbourg » gagnera toute l’Europe.

Europa – Faïence de Strasbourg, 1976. La cathédrale se devine à l’horizon, en bas à droite.

1978 : XIXe championnats du monde gymnastique

Les XIXe championnats du monde gymnastique se déroulent en 1978 à Strasbourg, au Rhénus. Cet évènement n’a lieu qu’une fois tous les quatre ans, ce qui justifie l’émission d’un timbre avec la cathédrale, aux pieds de laquelle « cigognes et athlètes exécutent quelques figures ».

XIXe Championnats du monde de gymnastique à Strasbourg, 1978

1983, 200e anniversaire du premier vol des frères Montgolfier

En 1983, de nombreux pays commémorent en philatélie le premier vol en ballon des frères Montgolfier, acte de naissance de l’aéronautique. Le Paraguay émet pour sa Poste aérienne une série entière, qui inclut l’expérience aérostatique d’un certain Adorne, premiers essais faits à la citadelle de Strasbourg au mois de mars 1784 : un ballon de 80 pieds de hauteur sur 136 de circonférence, déplaçant 113 pieds d’air atmosphérique du poids de 26 ½ quintaux, s’élève dans le ciel strasbourgeois. On reconnait la cathédrale à droite, en dessous de la nacelle.

Paraguay, Postes aériennes – Bicentenaire du 1er vol aérien. Premier vol de l’aérostat d’Adorne, Strasbourg, mars 1784. Le vol a eu lieu à la Citadelle ; la cathédrale se reconnait sur la ligne d’horizon.

Edgard Nullans