Les Colibris de la cathédrale

Connaissez-vous Les Colibris ? Rattachée à la cathédrale de Strasbourg depuis 2009, cette troupe d’une bonne trentaine de jeunes chanteurs de 8 à 18 ans a fêté son trentième anniversaire en 2014.

DSC_0153Sous la houlette bienveillante de M. Wackenheim, archiprêtre et membre de notre comité de direction, ces oiseaux chanteurs se réunissent chaque mardi soir à 18h30 au Münsterhof pour 90 minutes de répétitions. Ils s’y entraînent avec allégresse à un répertoire qui comprend aussi bien des chants liturgiques français, tel le bien connu Trouver dans ma vie ta présence, que des chansons de variété. Ils ne reculent ni devant les langues puisqu’ils chantent en français comme en allemand, en anglais comme en russe… ni devant les genres. Certes M. Wackenheim propose la plupart des chants, mais esprit ouvert il sollicite aussi l’avis des chanteurs. Ces derniers donnent alors libre cours à leurs goûts et mettent tout leur cœur à We are the World, de Michael Jackson. Et le succès est au rendez-vous. Car nos jeunes chanteurs sont connus. N’ont-ils pas été sollicités par l’ancien adjoint au tourisme pour la chanson Strasbourg capitale de Noël ? N’ont-ils pas participé récemment, sur invitation de la Ville, à la fête de la Sechsenläute à Zürich ? Continuer à lire … « Les Colibris de la cathédrale »

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Sandrine Ruef et Florian Marchand, « Les collections photographiques de la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame »

La Fondation de l’Œuvre Notre-Dame et la Société des Amis de la cathédrale de Strasbourg ont donné le 6 mars une conférence inédite.

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Le saviez-vous ? La Fondation s’est engagée depuis peu dans un projet d’envergure : numériser les quelques 5500 plaques photographiques en verre afin d’en rendre la consultation plus aisée aux chercheurs et au grand public tout en sauvegardant cette mémoire patrimoniale à la valeur incontestable. Sandrine Ruef et Florian Marchand, tous deux employés dans cette institution, ont apporté chacun un éclairage complémentaire en élargissant leur propos aux 50 000 documents qui, tous supports confondus, constituent ce fonds unique en France. Visuels à l’appui, ils ont montré la riche diversité de leur photothèque, dans des domaines parfois aussi inattendus que les autochromes et les appareils photographiques. Continuer à lire … « Sandrine Ruef et Florian Marchand, « Les collections photographiques de la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame » »

Sandrine Ruef, Florian Marchand, „Die fotografischen Sammlungen des Werks unserer Lieben Frau (Œuvre Notre Dame)“

Am 6. März fand im Münsterhof ein weiterer, gemeinsam vom Münsterverein und vom Frauenwerk organisierter Vortrag statt. Sandrine Ruef, Bibliothekarin und Leiterin der Sammlungen des Werks unserer Lieben Frau (Fondation de l’Œuvre Notre Dame), sowie ihr Mitarbeiter Florian Marchand stellten die fotografischen Sammlungen vor und besprachen historische Aspekte, aktuelle Aufgaben und Anliegen sowie konservatorische Herausforderungen.

53188132_2165955000139208_4036716556078546944_nSandrine Ruef stellte zunächst die verschiedenen Abteilungen bzw. thematischen Gruppierungen der fotografischen Sammlung vor – als Teil der Kollektionen, die mehrere Arten von Objekten (insgesamt ca. 50.000) umfassen. Dabei dienen ein Teil der Fotografien auch als Dokumentation für diese anderen Sammlungen, z.B. der Gipsabgüsse, des 2000 Stücke umfassenden Lapidariums, der Glasfenster, der Pläne und Zeichnungen, sowie als Belege für die Arbeitsweisen und die Werkstätten des Frauenwerks (zuletzt 2015, aus Anlass der Tausendjahrfeiern). Es ist geplant, die Sammlungen insgesamt online zugänglich zu machen, wobei die historischen Fotodokumentationen einbezogen werden sollen. Continuer à lire … « Sandrine Ruef, Florian Marchand, „Die fotografischen Sammlungen des Werks unserer Lieben Frau (Œuvre Notre Dame)“ »

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Avril : l’olivier

Côté Cathédrale

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Le bois de la Sainte Croix.

Après le Déluge, la colombe envoyée par Noé en éclaireuse, revient, tenant en son bec un brin d’olivier, symbole de paix retrouvée. Selon une légende ancienne, le bois d’olivier, avec celui du cèdre et celui du cyprès, a servi à fabriquer la Sainte Croix. Continuer à lire … « L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Avril : l’olivier »

Ein Besuch, der sich lohnte

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Am Freitag, dem 22. und Samstag, dem 23. März, konnten für eine volle Stunde zwei Gruppen unseren Vereins das Haus Kammerzell besuchen. Unter der lächelnden Führung von Véronique Herbreteau, dipl. Kunsthistorikerin.

Lächeln, Lebhaftigkeit und Kultur kombiniert, begann der Besuch mit einem tadellosen Fokus: Was bedeuten die auf den Wänden eingravierten oder gemalten Daten? Was wissen wir über die verschiedenen Eigentümer und die Geschichte des Gebäudes ? Die Aufmerksamkeit wurde jedoch vor allem auf die Holzskulpturen gelenkt, die die Fassaden schmücken, mit Erläuterung ihrer Namen und symbolischen Funktionen. Ganz zu schweigen von den hölzernen Klappläden, Beweis dafür, daß das Haus damals ein Geschäft war. Continuer à lire … « Ein Besuch, der sich lohnte »

Les Amis de la cathédrale à la maison Kammerzell

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Vendredi 22 et samedi 23 mars deux groupes de notre Société ont pu visiter toute une heure durant la maison Kammerzell sous la houlette souriante de Véronique Herbreteau, guide professionnelle travaillant en indépendante.

Sourire, vivacité et culture conjugués, la visite a démarré sur les chapeaux de roue par des mises au point liminaires : A quoi renvoient les dates gravées ou peintes sur les murs ? Faut-il parler de maison à colombages ou à pans de bois ? Que sait-on des différents propriétaires et de l’histoire de la maison ? Mais surtout l’attention a été attirée sur les sculptures en bois qui agrémentent les façades avec élucidation de leurs noms et fonctions symboliques. Sans oublier les volets en bois rabattables, preuve que la maison servait jadis de boutique. Continuer à lire … « Les Amis de la cathédrale à la maison Kammerzell »

L’herbier de pierre de Shirin Khalili – Mars : la douce-amère

Côté cathédrale

Douce-amère
« Herbe d’amour »

En sorcellerie la douce-amère était dénommée « herbe d’amour », ce qui laisse supposer que les cueilleuses de plantes connaissaient parfaitement ses propriétés.

Au Moyen Age, époque où le mal et le bien, bénéfique et maléfique, ange et démon s’opposent dans les représentations bibliques, on trouve tout naturellement à coté des herbes des saints, les herbes des sorcières et du diable aux réels pouvoirs narcotique ou hallucinogène.

La présence de la douce-amère sur les bas reliefs de la porte de bronze (Portail central de la façade occidentale) de la Cathédrale de Strasbourg, aux côtés de la mauve adoucissante et du bouillon-blanc bénéfique contre la toux, n’a donc rien de surprenante, bien au contraire.

Côté végétal

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Solanum dulcamara (L.) Schott. – Solanacée

La douce-amère appartient à la famille des Solanacées, vaste groupe cosmopolite composé d’environ 3000 espèces, qui comprend des plantes comestibles comme la tomate et la pomme de terre mais aussi des végétaux très toxiques, tels le datura ou la belladone.

Le Solanum dulcamara est un sous-arbrisseau à tiges grimpantes ou retombantes commune dans les lieux frais d’Europe, d’Asie occidentale et d’Afrique du Nord.

Son nom commun vient du goût qu’ont ses tiges fraîches : douceâtre dans un premier temps, puis franchement amer. L’étymologie de son nom d’espèce a la même origine : « dulcamara » vient du latin « dulcis » doux, sucré et « amara » qui signifie amer.

Quoi qu’il en soit, il faut éviter de consommer cette plante car elle contient de multiples composés toxiques (glycoalcaloïdes).

Malgré cela, la douce-amère est utilisée depuis deux millénaires en pharmacopée traditionnelle. Ses tiges ont des propriétés sudorifiques (elles augmentent la sudation) et dépuratives (elles aident à l’élimination des toxines par le foie). Ses feuilles furent employées pour fabriquer des cataplasmes calmants et pour lutter contre les dermatoses (abcès, acné, eczéma…). Dès le Moyen Age, ses baies étaient recherchées pour un usage cosmétique : elles étaient sensées dissiper les taches du visage et de la peau.

Merci à Frédéric Tournay, botaniste de talent.
Dessin : Jaime Olivares.
Photo : Shirin Khalili.